Communiqué de presse. Contribution de l’Union Nationale des Étudiants de France pour le contrat quinquennal de l’UVSQ

Communiqué de Presse, contribution de l’Union Nationale des Étudiants de France au contrat quinquennal d’établissement
Le 23 et 25 avril a eu lieu la présentation des résultats sur le questionnaire des conditions de vie et d’études des étudiants dans le cadre du prochain contrat d’établissement.
L’UNEF soutient grandement cette initiative de la présidence qui rappelle que l’étudiant en plus d’être un usager du service public, est aussi un acteur incontournable de la politique de son établissement. Notons cependant la faible participation à cette consultation (environ 600 étudiants qui ont pu donner leur avis), c’est pourquoi nous souhaitons que ce genre d’initiative puisse se reproduire en privilégiant d’autres supports comme la consultation des étudiants directement dans leurs cours, et en expliquant aux étudiants les enjeux de cette consultation. Nous déplorons par la même occasion la très faible participation des étudiants et des organisations étudiantes représentatives ou non représentatives à ces ateliers. Seuls 2 étudiants en plus des militants de l’UNEF s’étaient donné la peine de se déplacer dans ces ateliers.
Malgré cela, les débats et les propositions furent constructifs. Il s’agit donc pour nous de relayer ici à l’ensemble de la communauté universitaire, l’ensemble des propositions que nous avons pu formuler au cours de ces ateliers.

Attractivité et relations internationales : la généralisation d’un guichet unique pour les étudiants étrangers.

Au même titre que nous avons accueilli de manière très favorable l’annonce du ministère sur la mise en place d’un titre de séjour pluriannuel dès le début de la licence pour les étudiants étrangers, la généralisation du guichet unique dans toutes les universités dès l’année prochaine pour les étudiants étrangers est une bonne nouvelle. Rappelons que les étudiants étrangers subissent aujourd’hui une triple précarité. Une précarité sociale qui oblige les étudiants étrangers à justifier plus de 7000€ sur un compte en banque pour pouvoir étudier, tout en n’ayant pas accès au système d’aide sociale. Une précarité pédagogique où les supports et les cours ne sont pas tous adaptés (Barrière de langue, traducteurs etc …). À cela s’ajoute une précarité administrative, où les étudiants étrangers doivent jongler entre préfecture et ministère pour leurs inscriptions, à renouveler tous les ans. Nous soutenons l’implication et l’avance de l’UVSQ pour l’accueil des étudiants étrangers notamment avec la mise à disposition d’un kit d’accueil ainsi que le fait d’aller les chercher directement à l’aéroport, le partenariat noué avec la préfecture des Yvelines qui permet aux étudiants de se faire aider dans leurs démarches par la DVE. La généralisation du guichet unique pour tous les étudiants étrangers partout en France est donc quelque chose de très positive qui facilitera grandement les démarches administratives et donc l’image d’une université ouverte sur le monde, ne mettant pas des bâtons dans les roues à ces étudiants.

Toujours sur l’international, le questionnaire montre par ailleurs des faiblesses concernant l’enseignement des langues. L’UNEF avait mené une enquête similaire sur un échantillon de 300 étudiants et le constat est similaire, les étudiants n’étant pas satisfaits de la qualité des enseignements pointaient le problème que ces enseignements étaient très peu pratique mais a l’inverse, très, voire même trop théorique. Les étudiants souhaitent, en plus d’avoir plus d’heures de cours, sur les bases théoriques de leur discipline (grammaire traduction, version), des heures réservées à la conversation orale, meilleur outil pour mettre en pratique leur savoir. C’est pourquoi nous souhaitons que l’UVSQ se fixe pour objectif et se donne les moyens pour qu’à la fin de chaque licence, l’étudiant puisse savoir écrire et parler la/les langues vivantes de son choix.

Formation et insertion professionnelle : nous voulons des stages !

L’UVSQ place beaucoup d’importance pour l’insertion professionnelle des étudiants. Par ailleurs, ces dernières années, l’UVSQ a su innover avec l’appui des étudiants dans de nouveaux dispositifs tels que les cours de méthodologie universitaire ou le dispositif ABRI – qui permettent une meilleure insertion d’abord dans l’université puis dans le monde du travail. L’enquête montre qu’il reste beaucoup à faire pour l’UVSQ. Beaucoup d’étudiants s’inquiètent de la reconnaissance de leurs diplômes dans le monde du travail. L’UVSQ doit donc se doter de nouvelles marges de manœuvres pour l’insertion professionnelle de ses étudiants et pas uniquement en se reposant sur des réseaux d’anciens étudiants. Le travail déjà effectué par la DRIP doit être pour nous un point d’appui pour aller plus loin afin que les mesures d’insertion professionnelle soient plus systématiques dans les formations. Rédaction de CV, entraînement à des entretiens d’embauches, cours de Droit du travail, ces modules de formations doivent être obligatoires dans toutes les licences.
Par ailleurs l’expérience professionnelle par les stages est une valeur ajoutée au diplôme Malheureusement on observe de profondes inégalités d’accès aux stages: ceux qui ont la possibilité de faire des stages dans leur cursus et ceux qui n’ont pas cette possibilité, ainsi que ceux qui font des stages hors cursus et ceux qui ne peuvent pas. Ces inégalités sont dus à un désengagement du service public à la professionnalisation des études, mais aussi à cause d’inégalités sociales. Comment obtenir un stage lorsque celui-ci n’est pas rémunéré alors que nous devons travailler l’été pour subvenir à nos besoins pour nous payer des vacances, voire l’année universitaire suivante ? En adéquation avec les annonces ministérielles, nous souhaitons que les stages soient maintenant inclus dans le cursus universitaire de manière obligatoire dès la licence ! De plus, la recherche d’un stage en rapport avec nos études relèvent souvent du parcours du combattant. Soit l’étudiant dispose d’un réseau qui lui permet de trouver un stage plus facilement (le stage piston), soit il doit trouver un stage rapidement même si celui-ci n’a aucun rapport avec son projet professionnel.

Ces stages devront donc respectés 3 critères :

  • Des stages conventionnés par l’UVSQ dans toutes les licences. La recherche de stage ne doit pas être du ressort de l’étudiant mais celui de l’université. L’UVSQ ou l’UFR, grâce au travail de la DRIP, doit donc être le lien entre l’étudiant et l’entreprise, le service public ou l’association.
  • Des stages pédagogiques. Le stage doit permettre à l’étudiant de développer ses qualifications et de les mettre en pratique. La convention de stage doit être précise sur les missions que l’étudiant doit effectuer. Elle devra s’accompagner d’un référent pédagogique sur le lieu de stage ainsi que d’une évaluation du stage à posteriori par l’étudiant afin d’améliorer pour les suivants.
  • Des stages rémunérés. L’UVSQ n’a que très peu de marges de manœuvres concernant la rémunération, elle doit cependant autant faire que ce peut, que le stage soit rémunéré à hauteur de la moitié du SMIC horaire dès le premier jour de stage. En effet, être en stage c’est potentiellement abandonner un travail alimentaire au cours de ses études, tout travail mérite salaire !
Vie étudiante, le droit au loisir et à la culture

Le questionnaire sur les conditions de vie des étudiants ne remet pas en cause les différentes activités menés par les associations ou la DVE à l’UVSQ, mais pointe le manque de temps de la part des étudiants pour pouvoir y participer. L’éclatement de l’université nuit au dynamisme de campus. Pourtant l’université ne doit pas être qu’un lieu d’enseignement strictement académique. En plus de son rôle éducatif, l’université est aussi le lieu de l’émancipation culturelle.
Une vraie politique de vie étudiante doit être mise en adéquation avec les emplois du temps. Certaines universités ont même mis en place la banalisation des cours un après-midi dans la semaine afin que l’ensemble des étudiants puissent participer aux activités proposées par les associations étudiantes ou sportives et la Direction de la Vie étudiante. C’est pourquoi une réflexion sur les emplois du temps doit être menée. Nous proposons que les emplois du temps intègrent une pause méridienne de deux heures, afin que nous puissions déjà prendre le temps de manger au déjeuner mais aussi avoir du temps pour participer à des activités culturelles. Ça doit être aussi un vrai moment de pause afin de pouvoir reprendre sereinement les cours de l’après-midi.

Nous souhaitons également la rematérialisation des chaînes d’inscriptions au cours de l’été. Il est important pour le primo-arrivant de voir que l’université n’est pas qu’un lieu d’étude, mais aussi un lieu de vie lorsqu’il arrive la première fois à l’université. C’est aussi un moment très important de visibilité pour les associations afin que l’étudiant connaisse mieux les projets de ces associations au cours de l’année.

La maison de l’étudiant prévue pour 2015 doit être aussi un lieu consacré pour les étudiants. La MDE prévoit un centre de soin, la DRIP et la DRI, des locaux pour les associations étudiantes, des grandes salles ainsi qu’une cafétéria. Nous souhaitons donc qu’il y ait en plus:

  • Des salles de projections et de théâtre
  • Un local pour la mutuelle des étudiants (LMDE et autre)
  • Une coopérative étudiante qui distribuerait des produits de premières nécessité à prix cassé, voire des AMAP ; en relation avec des associations étudiantes.
  • Que la cafétéria soit gérée par le CROUS. Au vue de la gestion privée qui existe au bâtiment Simone Veil et aux prix exorbitants qui y sont pratiqués, ceci n’est pas négociable pour l’UNEF et détermine une ligne rouge à ne pas franchir.
  • Nous souhaitons que le centre de soin intègre pas seulement des généralistes, mais également des professionnels spécialistes. (Gynécologue, ophtalmologistes, psychiatres …)

 

L’UVSQ possède de nombreux atouts et fait déjà beaucoup pour les étudiants de son territoire. Tout cela doit être donc des points d’appui pour pouvoir améliorer toujours plus le service public de l’enseignement supérieur et jouer pleinement son rôle d’université de proximité.

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