5 millions de déficit pour l’UVSQ Des moyens pour étudier pour des diplômes de qualité !

  La semaine dernière a été présentée au Conseil d’Administration de l’UVSQ la lettre de cadrage budgétaire pour l’année 2014. Elle recense l’ensemble des mesures d’économies que doit faire l’université ces trois prochaines années pour combler son défcit de 5 millions €. Certains de ces mesures sont la réduction de 10 % du volume horaire dans les maquettes, la suppression massive d’options et de parcours. Ces choix d’économies détériorent la qualité des diplômes délivrés par l’université. L’UVSQ, qui était auparavant classée 1ère université de France en matière de réussite en licence entre 2007 et 2010 opère un tournant dans sa politique reculant sur la réussite et la qualité des diplômes.

Le passage à l’autonomie des des universités (loi LRU) s’est réalisé par un transfert de charges vers les universités qui n’ont pas été compensées par l’Etat, forçant ainsi les établissements publics à mettre en place des mesures d’économies budgétaires et a trouvé par elles-mêmes de nouveaux fnancements pour le fonctionnement de leurs services. L’autonomie non fnancée, couplée à un sous-fnancement de la part de l’Etat pour l’ensemble des universités les a également conduit à se mettre en compétition les unes avec les autres afn d’attirer les étudiants les plus « doués » et a assumé des politiques de recherche et de formations élitistes :

  • Suppression de 10% du volume horaire de travaux dirigés par étudiant en droit et science politique.
  • Passage de 24 à 18h de cours pour les options en LLCE-Anglais
  • Remplacement de TD par des cours magistraux
  • Suppression de parcours et d’options
  • Mutualisation de cours de mentions de licences différentes
  • Réflexion sur les capacités d’accueil de certaines formations
  • Sélection à l’entrée de l’université
  • Augmentation de certaines prestations délivrées aux étudiants. (+80 % sur les polycopiés de TD en PACES)

La mission d’éducation et de formation du plus grand nombre dans les meilleures conditions n’est plus en mesure d’être remplie. Si l’UVSQ était la meilleure université entre 2007-2010 en matière de réussite, c’est parce qu’elle avait entreprit des choix politiques majeurs dans sa politique pédagogique : priorisation des Travaux Dirigés sur les cours magistraux, large choix d’option entrainant des cours en petit effectif, mise en place de dispositif d’accompagnement des étudiants (méthodologie – dispositif ABRI), pluridisciplinarité… Les seules perspectives que pose la présidence de l’UVSQ quant à ses investissements futurs reposent sur la communauté universitaire UPSa (Université Paris-Saclay). Si l’UVSQ peut recevoir de très gros fnancements pour des projet se concentrant sur une minorité d’étudiants, c’est l’UVSQ qui paiera ensuite la note sur ses propres ressources. Nous ne n’accepterons pas troquer l’excellence pour tous contre l’élitisme pour certains : les choix budgétaires entrepris par l’université ne vont pas dans le bon sens et ne lui permettent pas d’assurer sa mission de formation de tous les étudiants dans les meilleures conditions.


  Dans le cadre du prochain dossier de l’été de l’UNEF sur les budgets des universités, nous souhaitons interpeller l’Etat sur la nécessité de réinvestir dans les universités pour la réussite des étudiants et donner corps à l’esprit de la nouvelle loi relatif à l’enseignement supérieur.

  L’UNEF appelle dès la rentrée à la constitution d’une assemblée générale avec l’ensemble des étudiants et professeurs, syndicats et associations pour discuter de la situation financière de l’université.

Thibault Leblanc, relation presse, vice-président de l’Assemblée Générale des Etudiant-es des Yvelines

Hugues Hiron, élu au CA de l’UVSQ, président de l’Assemblée Générale des Etudiant-es des Yvelines

Retrouvez ici notre communiqué de presse : CP juillet 2013

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