Compte-rendu de la commission de Formation et de Vie Universitaire du 9 décembre 2014

Modalités de contrôle de connaissances (MCC) en 2ème et 3ème année de Sage-femmes et médecine :

  Les formations de premier cycle de Maïeutique et de médecine sont les seules formations à ne pas appliquer le contrôle continu et les compensations. Nous avons donc émis le souhait que les formations prennent en compte la compensation semestrielle et annuelle. A cela, la direction de l’université nous a répondu « qu’un médecin doit tout savoir pour le respect des patients ». Face à cela nous avons répondu que la modalités des examens (à peine 4 questions rédactionnelles à traiter par UE dans un temps imparti court) et le fait que ce soit en contrôle terminal ne permettent justement pas une évaluation pertinente des connaissances. De plus, un étudiant se spécialise au court de son cursus et peut tout à fait être très bon sur une UE et moins bon sur une autre sans que ça pose un problème comme c’est le cas dans TOUTES les filières de l’UVSQ.

Nous avons également critiqué la forme des fiches d’évaluation. Il ne s’agit que d’un questionnaire en ligne où on aperçoit le nom des profs qui doivent être notés entre 0 et 10. Alors que à l’IECI, grâce à l’action de l’UNEF, il s’agit d’un vrai questionnaire, sans note, mais avec des commentaires.
Nous avons réclamé également un contrôle continu et la direction nous a répondu que la commission pédagogique de l’UFR des sciences de la Santé était démocratique (Il n’y a que des listes uniques qui sont déposées aux élections du conseil d’UFR des Sciences de la Santé et aucun élu de l’UNEF). Nous avons donc fait remarquer que si le CFVU devait se prononcer sur ces modalités de contrôle de connaissances, c’est parce que la commission avait le pouvoir de rejeter ce que l’UFR des Sciences de la Santé proposait… Aucune réponse.

Les MCC sont voté à l’unanimité moins 5 contre (UNEF).

Création du DIU (diplôme inter-universitaire) : « méthodes et organisations » :

Il s’agit d’une formation qui se déroule uniquement au second semestre à destination des étudiants en défaut de projet d’avenir ou décrochage de L1 et PACES sur les universités d’Evry Orsay et UVSQ. Les objectifs du diplôme sont d’accompagner les étudiants en difficulté pédagogique ou psycho-sociale dans la construction d’un nouveau projet de formation et/ou professionnel :
• de réfléchir sur leurs intérêts et leurs capacités et à construire ainsi leur nouveau projet de formation,

• de préparer leur entrée dans une autre formation, universitaire ou non,

• d’être mieux préservés des risques d’un décrochage « total » qu’induit l’absence d’activité pendant plus d’un semestre,

• d’éviter un isolement lié au sentiment d’échec,

• de développer des compétences indispensables en termes de méthode et d’organisation pour mener à terme tout projet, quel qu’il soit.
Le prix de la formation est de 50€ par étudiant et les capacités d’accueil sont de 25.

Nos questions :
– > Pourquoi 50€ et non gratuit surtout à destination d’étudiant-e-s en décrochage ?

Sylvie Vilter, responsable de la formation : Au départ les frais devaient être de 25€, cependant comme la formation est financée par la région nous n’avons eu suffisamment d’argent du coup le prix est fixé à 50€. Je m’engage cependant à trouver de nouveaux financements pour que la formation atteignent 25€. Par ailleurs, c’est gratuit pour les étudiants boursiers et ça reste important qu’il y ait un coût symbolique afin que l’étudiant qui se trouve dans cette formation s’engage.

– > Pourquoi seulement 25 étudiants ? Les étudiants en situation de décrochage sont plus nombreux pourtant.

Sylvie Vilter : Si on arrive déjà à atteindre 25 étudiants c’est très bien. Il faut savoir que tous les étudiants en décrochage ne font pas forcément les démarches. Il y en a que 300 qui profitent du dispositif ABRI, c’est aussi par honte de l’échec que certains étudiants ne viennent pas nous voir. Par ailleurs la formation peut évoluer si la demande est plus forte que prévu l’année prochaine on ouvrira plus de places.

– > Est-ce que le dispositif ABRI est toujours maintenu ?
Sylvie Vilter : oui

– > Questions d’une autre élue étudiante : je ne comprends pas comment l’étudiant va être évaluer comment il va être noté ?

Sylvie Vilter : Il n’y aura pas de note. Il y aura juste de l’acquis et du non-acquis. Nous ne souhaitons pas enfoncer les étudiants avec un système de notation, on est dans l’accompagnement globale et non dans la sanction.

– > Vu que la formation est uniquement du présentiel, comment inclure des étudiants salariés dans ce dispositif ?

Sylvie Vilter : il est impossible pour les étudiants salariés d’être dans ce dispositif car c’est beaucoup d’encadrement, beaucoup d’heures de cours.

Notre analyse :
Même si le meilleur moyen de lutter contre le décrochage et l’échec c’est le renforcement de la pédagogie (+ de TD et un vrai contrôle continu). Cette formation nous parait être un excellent outil de remise à niveau et conforme sur le fond à la volonté que nous avons exprimé aux élections étudiantes : Travaux de groupe, stages en organisme ou entreprises prévus, enseignement de l’anglais, maitrise des outils numériques, gestion de projet, projet d’orientation. De plus, l’UNEF étant pour une refondation du système des modes d’évaluation dans l’enseignement, cette formation nous paraît très pédagogique. Tout ces éléments font que nous ne pouvons pas nous exprimer contre ce projet. Il y a seulement 2 problèmes. Le premier est le prix de 50€ bien que la formation soit gratuite pour les boursiers. Bien que nous ayons eu un engagement de la part de la direction sur la recherche de nouveaux financements, nous n’avons pas mandat pour augmenter le coût de nos études, même pour 25€ ou 50€. Cette seule raison nous empêche de nous exprimer en faveur de ce projet. C’est l’Etat qui doit prendre en charge l’intégralité des dépenses d’éducation. La deuxième raison est la non intégration des étudiants salariés dans un dispositif semblable. Le statut de l’étudiant salarié est un projet que l’UNEF veut porter pendant son mandat, c’est pourquoi nous travaillerons en collégialité avec l’UVSQ pour un statut de l’étudiant salarié. L’UNEF s’est donc abstenu sur le projet de formation.
Le projet est voté à l’unanimité moins 5 abstentions (UNEF)

Création du Diplôme universitaire Etudiant entrepreneur :

Le gouvernement à décider de mettre en place un statut particulier pour les étudiants qui ont un projet de création d’entreprise.
Ce statut leur permet de :
– travailler sur leur projet entrepreneurial à la place de leur stage de fin d’études,
– accéder à un espace de co-working sur le campus ou chez un membre socio-économique du PEPITE
– bénéficier d’une meilleure visibilité auprès de l’écosystème entrepreneurial local.
Il s’agit d’une formation excessivement chère (450€), et qui a pour but de nous aider à mettre sur les rails un projet. Cours de management, droit, économie …

Nos questions :
– > Le mois dernier s’est déroulé le Mois de l’ESS et plus particulièrement la semaine étudiante de l’ESS. La clôture de cette semaine s’est déroulée à l’université de Nanterre et au fil rouge des discussions de l’ensemble des acteurs de l’ESS qui étaient invités étaient le statut de l’Etudiant Entrepreneur. Les acteurs de l’ESS critiquait par ce dispositif la promotion d’un système voué à l’échec, le capitalisme, et que l’innovation et l’économie d’avenir se situait dorénavant dans l’ESS et qu’il aurait fallu un statut particulier pour les étudiants entrepreneur dans l’Economie Sociale et Solidaire. Par conséquent est-ce que le DU inclu des enseignements sur l’entrepreunariat et l’économie sociale et solidaire, voire les différentes formes de financement d’un projet comme le crowdfunding ou les CIGALES ?
Réponse : non pas encore mais pourquoi pas. Une entreprise de l’ESS ça reste une entreprise et donc cette formation reste pertinente dans ce cadre cependant on peut très bien inclure plus tard des UE traitant de l’ESS.

Notre analyse : bien que nous ayons pu obtenir un engagement oral sur une modification future du contenu de cette formation, celle-ci ne nous convient pas en l’état. Si la vie sociale et économique qu’on nous enseigne à l’université se résume qu’à un seul modèle économique, le capitalisme, qui tous les jours détruit des emplois, précarise la jeunesse et créé de l’individualisme, nous ne pouvons pas voter pour ce projet. Le coût de la formation est par ailleurs excessivement élevé.

Le projet est voté à l’unanimité moins 6 contre (UNEF et Mme Maryse Bresson)

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