Halte à la répression syndicale ! Pour la liberté d’expression !

Halte à la répression syndicale, pour la liberté d’expression

Aujourd’hui, l’organisation étudiante Juristribune, affiliée à Interassos, l’ARES et la FAGE, a publié un message diffamatoire sur sa page Facebook accusant l’UNEF d’être responsable de la « suspension progressive du service de repas chauds » à la brasserie Leclerc. Cette accusation est formellement calomnieuse.

L’UNEF rappelle que toute décision de suspension du service public de restauration se vote en conseil d’administration du CROUS, par tous les membres de ce conseil, où Juristribune possède une représentation. Par ailleurs, la situation de la cafétéria de l’UFR de droit a été abordé lors de la dernière commission permanente du CROUS, où Juristribune s’est illustrée par son absence. C’est donc seule que l’UNEF a défendu sa position, à savoir qu’il n’est pas normal que, pour le même prix qu’au restaurant universitaire Vauban, les étudiants de droit ne profitent que de deux périphériques au lieu de trois. L’UNEF, contrairement aux accusations qui ont été formulées, compte non seulement maintenir la cafétéria du CROUS au bâtiment Leclerc, mais défend également un service de restauration public de qualité au moindre prix.

L’UNEF souhaite ici user de son droit de réponse et éclairer sur les attaques qu’elle a subit aujourd’hui. Dans l’après-midi, l’UNEF a voulu user de son droit d’affichage dans le hall Leclerc sur le panneau dédié à cet effet. La directrice d’UFR, Mme Clavel, a refusé l’usage de ce droit sous prétexte que « l’affiche est trop grande ». Le format de l’affiche en question se trouve être de taille standard (A1) et nous avons toujours pu afficher par le passé sur le panneau qui nous est dédié. Cet incident intervient dans un contexte de campagne électorale en vue des prochaines élections syndicales étudiantes. L’UNEF considère pouvoir user de son droit d’expression et apparente donc cette interdiction à de la répression syndicale.

A l’inverse, l’UNEF dénonce les privilèges accordés à Juristribune depuis des années concernant la communication de ses évènements, leurs moyens de communication iconographiques étant financés par l’université. Cette association bénéficie d’un traitement de faveur de la part de l’administration de l’UFR, encline à leur accorder une visibilité extrêmement importante au sein des locaux (affichage sauvage, soirée étudiante dans les locaux universitaires…). En effet, ces avantages sont des contreparties accordée en échange d’une acceptation totale, de la part de Juristribune, des réformes engagées par l’UFR et l’université qui vont à l’encontre des droits étudiants (suppression de 36 heures de TD, suppression des polycopiés de cours, mise en place d’un diplôme universitaire payant et sélectif, instauration d’une note éliminatoire, remise en cause des rattrapages…).

Ce conflit d’intérêt étant intrinsèque au fonctionnement de l’université telle que la représentation étudiante y est conçue, nous ne pouvons que regretter cette situation dont bénéficie Juristribune. Cependant, l’UNEF entend réclamer justice et le droit de communiquer librement sur son activité militante, afin que chaque étudiant puisse avoir accès à la vérité des faits. Nous demandons :

  • Que notre droit d’affichage soit respecté dans tous les locaux de l’université.
  • Une déclaration publique de Juristribune sur sa page Facebook démentant ses propos diffamatoires envers l’UNEF.
  • Une reconnaissance de la légitimité de l’UNEF à militer au sein de l’UFR DSP, dans le respect des adhérents au syndicat de cet UFR

    Le 19 mars 2015, à Guyancourt.
    Alexandre Neto, président de l’UNEF Yvelines

    Contact : vsq.unef@gmail.com – 06 14 85 03 07

 

Format PDF : Halte à la répression syndicale

Compte-rendu du conseil d’UFR de Sciences Sociales du 12 février 2015

I. Université Paris-Saclay : point sur la mise en œuvre des Masters.

Dans le cadre de la création de l’université Paris Saclay qui regroupe de nombreux établissements du sud-ouest parisien, il est prévu de labeliser les diplômes avec la mention paris-saclay pour plus de visibilité. Cette mention Paris-Saclay concerne plus de 49 diplômes à l’UVSQ. Dans l’UFR, sont concernés les masters en sociologie dont les parcours sont PST, TEO et sociologie et démographie.

La mention paris-saclay pour les masters en sociologie concerne 4 établissements : l’UVSQ,  Evry, l’ENSAE et l’ENS Cachan.

Sur le site internet de l’UPSAY, ne seront accessibles que les masters qui concernent cette mention. Il ne sera donc pas possible d’avoir accès à d’autres masters qui ne font pas partie du partenariat via ce site.

Remarque: il est fortement probable que les étudiants étudient dans un établissement différent au premier et au second semestre.

POINT DE VUE ADMINISTRATIF : Les candidatures sont à faire sur ce site internet car c’est lui qui les gère. Un code sera délivré au personnel administratif pour qu’il y ait accès. Il faudra donc former le personnel administratif  à gérer les candidatures.                                                                                                                                                                  En revanche, les inscriptions sont faites par les établissements eux-mêmes. A terme, ce projet devrait être extensible aux licences.

ENJEU DECISIF

L’ENS Cachan va se déplacer plus près de l’UVSQ. Il est donc envisageable qu’il y ait des partenariats de licences entre établissements.

II Validation du CR du conseil du 18/12/2014

La solution donnée lors du conseil précédent concernant la surveillance des examens ne nous convient pas. Il était dit que la communication entre la DMGVA et les professeurs seraient améliorées et que les professeurs vacataires seraient rappelés à l’ordre pour surveiller les examens.

Mme Schutz, professeur de sociologie, propose que les titulaires surveillent plusieurs examens dans la journée. Or, ils ne sont pas payés pour surveiller. Sa proposition est soumise au vote. L’UNEF reste sur sa position. Il faut payer du personnel supplémentaire pour surveiller.

Nous votons donc contre. Neuf membres du conseil votent pour et neuf votent contre. Le vote est donc remis à l’ordre du jour du prochain conseil.

III Suivi budgétaire des formations

L’idée qui est soumise au vote est le principe de normalisation des heures de suivis de mémoires à 3 heures pour les heures de M1 et 2 heures pour les heures de M2 en raison des disparités qui existaient entre les différentes formation. Chaque formation possèdera donc le même budget.

Le vote du budget est remis au prochain conseil car il faut consulter les autres responsables de formation.

4. Projet de DU prépa Capes SES (mutualisé avec le M1 MEEF SES)

La responsable des masters en sociologie propose un projet de création d’un DU prépa concours pour les étudiants ayant échoué en M1 au concours qui prépare au Capes pour palier à l’absence de master 2.

Cependant, l’estimation qui a été faite pour savoir combien devront payer les étudiants pour suivre ce DU est démesurée.

Selon la responsable des masters cette estimation est erronée et les étudiants ne devraient pas avoir à dépenser beaucoup plus que pour une année de master.

L’UNEF et tous les autres membres du conseil votent pour la création de ce DU afin que la proposition soit prise en compte sous réserve d’une révision de l’estimation du coût par étudiant.

6. Discipline : mise en place d’une procédure interne.

Le directeur de l’UFR des sciences sociales propose deux lettres afin d’informer les étudiant-e-s qu’ils sont convoqués à la section disciplinaire de l’UFR ou qu’ils risquent d’être convoqué-e-s de nouveau s’ils récidivent.

Cela permettra d’accélérer la résolution des problèmes de discipline et dans le cas d’un plagiat ou d’une fraude cela évitera à l’étudiant-e de ne pas avoir ses résultats tout de suite et donc de ne pas pouvoir s’inscrire pour l’année suivante. En effet, l’UNEF siégeant en commission de discipline de l’UVSQ s’est aperçu que des étudiant-e-s devaient attendre la décision de la commission avant de pouvoir s’inscrire ce qui entraînait du stress en plus, des problèmes pour refaire un titre de séjour pour les étudiant-e-s étranger-e-s, une incertitude sur l’année suivante pendant 6 mois.

Tous les membres du conseil ainsi que l’UNEF votent pour cette procédure. L’UNEF tient cependant à ce que l’étudiant puisse être représenté par un représentant d’une association. Ce paramètre sera ajouté dans la procédure.

 

Les élu-e-s étudiant-e-s

Savannah Anselme – L1 Sociologie
Zelda Lacroix – L1 AES
Mat’s Château – L1
Ronan Le Goff – L1 AES

Les étudiant-e-s n’acceptent pas de nouveaux sacrifices !

Communiqué de presse du 16 décembre 2014

Ce mardi 16 décembre 2014 se tenait le conseil d’administration de l’UVSQ, comme point principal de l’ordre du jour, le vote du budget 2015.

Désengagement de l’Etat

Aujourd’hui nous sommes dans un contexte de désengagement de l’Etat vis-à-vis des universités, le budget alloué à l’enseignement supérieur subit des restrictions historiques, il n’a pas augmenté depuis la seconde guerre mondiale alors que les universités ont besoin de toujours plus d’argent pour palier leurs besoins et mener à bien la démocratisation de l’enseignement supérieur alors que l’Etat assume une gestion comptable et refuse d’investir plus.

A l’UVSQ, quand on regarde le budget 2015 on se rend compte que la masse salariale n’est toujours pas prise en charge totalement par l’Etat.
Suite à une année 2013/2014 très lourde en coupes budgétaires l’Etat aurait dû réévaluer sa dotation et compenser les dépenses obligatoires de l’université.

– Là le GVT n’est pris en compte qu’à 40% par exemple, ça veut dire que c’est à l’université d’assumer sur ses fonds propres l’augmentation de salaires des fonctionnaires qui évolue chaque année et donc une dépense supplémentaire dont n’a pas besoin une université comme la nôtre.

-Le CAS pension, c’est à dire la retraite des personnels, n’est pas pris en compte par l’Etat et c’est à l’université d’y palier sur ses fonds propres.
– 13 postes ont été attribués à l’UVSQ suite à la création de 1000 postes dans l’enseignement supérieur mais ils ne sont pas financés cela veut dire que c’est encore à l’université d’assumer ces frais.

Conséquences des coupes budgétaires

Ce manque de financement a des répercussions directes sur la qualité de nos formations.
En 2015 des réductions de capacités d’accueil sont prévues.
L’investissement prévu pour les licences et les masters n’est pas suffisant pour récupérer tout ce qui a été enlevé des maquettes de formation suite aux coupes budgétaires de l’année dernière.

On a déjà été beaucoup trop loin

On a déjà été beaucoup trop loin dans ce climat d’austérité. Il est inconcevable que l’on coupe plus dans le budget alloué à la formation alors qu’on subit des conséquences très lourdes depuis l’année dernière :

  • 36h de TD supprimées en droit
  • Diminution des capacités d’accueil en droit
  • 25% d’options en moins en licence d’anglais
  • des parcours supprimés
  • 1 semaine de cours supprimée en Licence de Sciences et des matières supprimées
  • des dizaines d’heures de TD remplacées en cours magistraux en LEEI
  • des cours magistraux supprimés en licence d’histoire
  • des polycopiés plus pris en charge
  • la filière STAPS supprimée
  • Parmi nous, certains étudiant-e-s passent leurs examens sans chauffage.

La solution imposée par la direction de l’université

Sans aucune concertation avec le personnel de l’université et les étudiant-e-s, la direction a pris le chemin de l’élitisme et de la casse de l’université de proximité. En effet, les élu-e-s de l’université ont reçu une lettre de mission qui les somme de discuter du « recentrage » de l’UVSQ dans le cadre de l’université Paris Saclay, d’analyser les points faibles et forts, pour ne garder que le meilleur des formations dispensées à l’UVSQ. De plus, face à la suppression des 36h de TD en Licence de droit il y a 2 ans, l’UFR de Droit et Science Politique a proposé la création d’une formation complémentaire payante (180€ par an) et sélective (50 places disponibles sur 600 étudiant-e-s) de … 36h de TD et 158h de Cours Magistraux. Nous refusons la mise en place et la généralisation d’un tel dispositif dans les universités car ce n’est pas la solution à apporter pour obtenir un diplôme national de qualité, comme nous n’acceptons pas la suppression des filières doublons qui nous permettent de pouvoir étudier proche de chez nous.

Comment s’en sortir ?

Pour la première fois depuis 60 ans on a un budget en baisse dans l’enseignement supérieur donc même si le gouvernement est revenu sur les 70 millions d’euros de coupes prévues il assume quand même d’avoir une gestion comptable des universités et de mettre de côté la priorité jeunesse.
Encore une fois ce sont les personnels et nous qui payent les pots cassés de la sous dotation de l’Etat.

Lorsque la communauté universitaire se mobilise on obtient des réponses, par exemple jeudi dernier nous étions tous dans la rue avec un seul mot d’ordre, dire non à la coupe supplémentaire de 70 millions d’euros dans le budget de l’enseignement supérieur quand on sait que les dépenses liées au personnel augmente de 90 millions. Nous étions unis et nous avons obtenu gain de cause, le gouvernement a consenti a annulé sa coupe budgétaire.

Par conséquent, nous demandons à la communauté universitaire de ne pas accepter ce climat d’austérité, de demander une réévaluation de la dotation annuelle de l’Etat et de ne pas faire voter ce budget.

Nous demandons d’abandonner l’idée de produire des formations complémentaires payantes et sélectives dans nos formations.

Nous réclamons de revenir sur les dégradations qu’ont subi nos formations.
Un investissement de 160 millions d’euros en 2015 dans les universités pour qu’elles puissent fonctionner correctement.

Nous revendiquons un fléchage du budget et que les dotations annuelles allouées par l’Etat aux universités évoluent chaque année afin de prendre en compte la masse salariale qui évolue.

Format PDFCP16dec2014

Contact Presse :

Alexandre Neto – président de l’UNEF UVSQ – Elu au Conseil d’Administration :

06 14 85 03 07 

Compte-rendu de la commission de Formation et de Vie Universitaire du 9 décembre 2014

Modalités de contrôle de connaissances (MCC) en 2ème et 3ème année de Sage-femmes et médecine :

  Les formations de premier cycle de Maïeutique et de médecine sont les seules formations à ne pas appliquer le contrôle continu et les compensations. Nous avons donc émis le souhait que les formations prennent en compte la compensation semestrielle et annuelle. A cela, la direction de l’université nous a répondu « qu’un médecin doit tout savoir pour le respect des patients ». Face à cela nous avons répondu que la modalités des examens (à peine 4 questions rédactionnelles à traiter par UE dans un temps imparti court) et le fait que ce soit en contrôle terminal ne permettent justement pas une évaluation pertinente des connaissances. De plus, un étudiant se spécialise au court de son cursus et peut tout à fait être très bon sur une UE et moins bon sur une autre sans que ça pose un problème comme c’est le cas dans TOUTES les filières de l’UVSQ.

Nous avons également critiqué la forme des fiches d’évaluation. Il ne s’agit que d’un questionnaire en ligne où on aperçoit le nom des profs qui doivent être notés entre 0 et 10. Alors que à l’IECI, grâce à l’action de l’UNEF, il s’agit d’un vrai questionnaire, sans note, mais avec des commentaires.
Nous avons réclamé également un contrôle continu et la direction nous a répondu que la commission pédagogique de l’UFR des sciences de la Santé était démocratique (Il n’y a que des listes uniques qui sont déposées aux élections du conseil d’UFR des Sciences de la Santé et aucun élu de l’UNEF). Nous avons donc fait remarquer que si le CFVU devait se prononcer sur ces modalités de contrôle de connaissances, c’est parce que la commission avait le pouvoir de rejeter ce que l’UFR des Sciences de la Santé proposait… Aucune réponse.

Les MCC sont voté à l’unanimité moins 5 contre (UNEF).

Création du DIU (diplôme inter-universitaire) : « méthodes et organisations » :

Il s’agit d’une formation qui se déroule uniquement au second semestre à destination des étudiants en défaut de projet d’avenir ou décrochage de L1 et PACES sur les universités d’Evry Orsay et UVSQ. Les objectifs du diplôme sont d’accompagner les étudiants en difficulté pédagogique ou psycho-sociale dans la construction d’un nouveau projet de formation et/ou professionnel :
• de réfléchir sur leurs intérêts et leurs capacités et à construire ainsi leur nouveau projet de formation,

• de préparer leur entrée dans une autre formation, universitaire ou non,

• d’être mieux préservés des risques d’un décrochage « total » qu’induit l’absence d’activité pendant plus d’un semestre,

• d’éviter un isolement lié au sentiment d’échec,

• de développer des compétences indispensables en termes de méthode et d’organisation pour mener à terme tout projet, quel qu’il soit.
Le prix de la formation est de 50€ par étudiant et les capacités d’accueil sont de 25.

Nos questions :
– > Pourquoi 50€ et non gratuit surtout à destination d’étudiant-e-s en décrochage ?

Sylvie Vilter, responsable de la formation : Au départ les frais devaient être de 25€, cependant comme la formation est financée par la région nous n’avons eu suffisamment d’argent du coup le prix est fixé à 50€. Je m’engage cependant à trouver de nouveaux financements pour que la formation atteignent 25€. Par ailleurs, c’est gratuit pour les étudiants boursiers et ça reste important qu’il y ait un coût symbolique afin que l’étudiant qui se trouve dans cette formation s’engage.

– > Pourquoi seulement 25 étudiants ? Les étudiants en situation de décrochage sont plus nombreux pourtant.

Sylvie Vilter : Si on arrive déjà à atteindre 25 étudiants c’est très bien. Il faut savoir que tous les étudiants en décrochage ne font pas forcément les démarches. Il y en a que 300 qui profitent du dispositif ABRI, c’est aussi par honte de l’échec que certains étudiants ne viennent pas nous voir. Par ailleurs la formation peut évoluer si la demande est plus forte que prévu l’année prochaine on ouvrira plus de places.

– > Est-ce que le dispositif ABRI est toujours maintenu ?
Sylvie Vilter : oui

– > Questions d’une autre élue étudiante : je ne comprends pas comment l’étudiant va être évaluer comment il va être noté ?

Sylvie Vilter : Il n’y aura pas de note. Il y aura juste de l’acquis et du non-acquis. Nous ne souhaitons pas enfoncer les étudiants avec un système de notation, on est dans l’accompagnement globale et non dans la sanction.

– > Vu que la formation est uniquement du présentiel, comment inclure des étudiants salariés dans ce dispositif ?

Sylvie Vilter : il est impossible pour les étudiants salariés d’être dans ce dispositif car c’est beaucoup d’encadrement, beaucoup d’heures de cours.

Notre analyse :
Même si le meilleur moyen de lutter contre le décrochage et l’échec c’est le renforcement de la pédagogie (+ de TD et un vrai contrôle continu). Cette formation nous parait être un excellent outil de remise à niveau et conforme sur le fond à la volonté que nous avons exprimé aux élections étudiantes : Travaux de groupe, stages en organisme ou entreprises prévus, enseignement de l’anglais, maitrise des outils numériques, gestion de projet, projet d’orientation. De plus, l’UNEF étant pour une refondation du système des modes d’évaluation dans l’enseignement, cette formation nous paraît très pédagogique. Tout ces éléments font que nous ne pouvons pas nous exprimer contre ce projet. Il y a seulement 2 problèmes. Le premier est le prix de 50€ bien que la formation soit gratuite pour les boursiers. Bien que nous ayons eu un engagement de la part de la direction sur la recherche de nouveaux financements, nous n’avons pas mandat pour augmenter le coût de nos études, même pour 25€ ou 50€. Cette seule raison nous empêche de nous exprimer en faveur de ce projet. C’est l’Etat qui doit prendre en charge l’intégralité des dépenses d’éducation. La deuxième raison est la non intégration des étudiants salariés dans un dispositif semblable. Le statut de l’étudiant salarié est un projet que l’UNEF veut porter pendant son mandat, c’est pourquoi nous travaillerons en collégialité avec l’UVSQ pour un statut de l’étudiant salarié. L’UNEF s’est donc abstenu sur le projet de formation.
Le projet est voté à l’unanimité moins 5 abstentions (UNEF)

Création du Diplôme universitaire Etudiant entrepreneur :

Le gouvernement à décider de mettre en place un statut particulier pour les étudiants qui ont un projet de création d’entreprise.
Ce statut leur permet de :
– travailler sur leur projet entrepreneurial à la place de leur stage de fin d’études,
– accéder à un espace de co-working sur le campus ou chez un membre socio-économique du PEPITE
– bénéficier d’une meilleure visibilité auprès de l’écosystème entrepreneurial local.
Il s’agit d’une formation excessivement chère (450€), et qui a pour but de nous aider à mettre sur les rails un projet. Cours de management, droit, économie …

Nos questions :
– > Le mois dernier s’est déroulé le Mois de l’ESS et plus particulièrement la semaine étudiante de l’ESS. La clôture de cette semaine s’est déroulée à l’université de Nanterre et au fil rouge des discussions de l’ensemble des acteurs de l’ESS qui étaient invités étaient le statut de l’Etudiant Entrepreneur. Les acteurs de l’ESS critiquait par ce dispositif la promotion d’un système voué à l’échec, le capitalisme, et que l’innovation et l’économie d’avenir se situait dorénavant dans l’ESS et qu’il aurait fallu un statut particulier pour les étudiants entrepreneur dans l’Economie Sociale et Solidaire. Par conséquent est-ce que le DU inclu des enseignements sur l’entrepreunariat et l’économie sociale et solidaire, voire les différentes formes de financement d’un projet comme le crowdfunding ou les CIGALES ?
Réponse : non pas encore mais pourquoi pas. Une entreprise de l’ESS ça reste une entreprise et donc cette formation reste pertinente dans ce cadre cependant on peut très bien inclure plus tard des UE traitant de l’ESS.

Notre analyse : bien que nous ayons pu obtenir un engagement oral sur une modification future du contenu de cette formation, celle-ci ne nous convient pas en l’état. Si la vie sociale et économique qu’on nous enseigne à l’université se résume qu’à un seul modèle économique, le capitalisme, qui tous les jours détruit des emplois, précarise la jeunesse et créé de l’individualisme, nous ne pouvons pas voter pour ce projet. Le coût de la formation est par ailleurs excessivement élevé.

Le projet est voté à l’unanimité moins 6 contre (UNEF et Mme Maryse Bresson)

L’UNEF obtient le gel des tarifs dans les cafétérias du CROUS de Versailles !

  Ce jeudi 3 Juillet a eu lieu le conseil d’administration du CROUS de Versailles où les différentes prestations du CROUS ont été mises au vote. Après concertation auprès du Recteur d’Académie, l’UNEF a obtenu le gel des tarifs dans l’ensemble des cafétérias du CROUS de Versailles. Alors que le coût de la vie a augmenté pour les étudiants et que le gouvernement a annoncé le gel des prestations sociales dans le projet de loi de finance, l’UNEF a fait valoir la nécessité de protéger les étudiants d’un décrochage de leur pouvoir d’achat.

  L’UNEF se réjouit de cette mesure. Pour autant elle s’inquiète de la prochaine restructuration de l’offre de restauration dont une mutualisation est prévue avec les académies de Paris et de Créteil et craint que cela tire les tarifs par le haut. 
 
  L’UNEF a également réclamer l’ouverture d’une discussion sur une future formule dans les cafétérias au même montant que le ticket RU de 3,15€, comme cela se fait dans d’autres académies.
 
 
Préservation du 3e périphérique dans les restaurants universitaires.
 
  L’académie de Versailles est une des seules académies à proposer un 3e périphérique dans son offre de restauration. (Plat principal + 1 entrée, 1 dessert et 1 produit laitier pour 3,15€). Suite aux restrictions budgétaires, l’UNEF s’était inquiétée de la suppression du 3e périphérique qui avait été mise sur la table. Nous avons fait valoir que cette exception en France devait y être la norme.
Mais des loyers en augmentation.
 
  L’augmentation des loyers est moins importante que prévue (1,5€ en moyenne). Pour autant, la prestation wifi dans les chambres traditionnelles amène à une augmentation s’élevant à 10€, ce qui est très conséquent dans le budget d’un étudiant boursier. Or cette année le CROUS a entamé un remplacement des chaudières dans les chambres, entraînant une diminution des dépenses énergétiques de 30%. L’UNEF souhaite donc que cette diminution de charge se répercute sur les loyers dans les années à venir pour amortir les augmentations des loyers.
 
 
 
De profondes inquiétudes sur les tarifs obligatoires fixés nationalement
 
  Le gouvernement s’est engagé dans un plan de réduction des dépenses publiques sans précédent. Bien que le gel des tarifs dans les cafétérias soit une bouffée d’air pour des milliers d’étudiants, la revalorisation des bourses au niveau de l’inflation est pour le moment gelée par le plan d’économie du gouvernement et il est prévu une augmentation du tarif du ticket RU.
  L’UNEF demande au gouvernement le gel des tarifs obligatoires de la rentrée (frais d’inscription, frais de sécurité sociale et prix du ticket RU) pour que les étudiants n’aient pas à payer les conséquences de la réduction des dépenses publiques.

5 millions de déficit pour l’UVSQ Des moyens pour étudier pour des diplômes de qualité !

  La semaine dernière a été présentée au Conseil d’Administration de l’UVSQ la lettre de cadrage budgétaire pour l’année 2014. Elle recense l’ensemble des mesures d’économies que doit faire l’université ces trois prochaines années pour combler son défcit de 5 millions €. Certains de ces mesures sont la réduction de 10 % du volume horaire dans les maquettes, la suppression massive d’options et de parcours. Ces choix d’économies détériorent la qualité des diplômes délivrés par l’université. L’UVSQ, qui était auparavant classée 1ère université de France en matière de réussite en licence entre 2007 et 2010 opère un tournant dans sa politique reculant sur la réussite et la qualité des diplômes.

Le passage à l’autonomie des des universités (loi LRU) s’est réalisé par un transfert de charges vers les universités qui n’ont pas été compensées par l’Etat, forçant ainsi les établissements publics à mettre en place des mesures d’économies budgétaires et a trouvé par elles-mêmes de nouveaux fnancements pour le fonctionnement de leurs services. L’autonomie non fnancée, couplée à un sous-fnancement de la part de l’Etat pour l’ensemble des universités les a également conduit à se mettre en compétition les unes avec les autres afn d’attirer les étudiants les plus « doués » et a assumé des politiques de recherche et de formations élitistes :

  • Suppression de 10% du volume horaire de travaux dirigés par étudiant en droit et science politique.
  • Passage de 24 à 18h de cours pour les options en LLCE-Anglais
  • Remplacement de TD par des cours magistraux
  • Suppression de parcours et d’options
  • Mutualisation de cours de mentions de licences différentes
  • Réflexion sur les capacités d’accueil de certaines formations
  • Sélection à l’entrée de l’université
  • Augmentation de certaines prestations délivrées aux étudiants. (+80 % sur les polycopiés de TD en PACES)

La mission d’éducation et de formation du plus grand nombre dans les meilleures conditions n’est plus en mesure d’être remplie. Si l’UVSQ était la meilleure université entre 2007-2010 en matière de réussite, c’est parce qu’elle avait entreprit des choix politiques majeurs dans sa politique pédagogique : priorisation des Travaux Dirigés sur les cours magistraux, large choix d’option entrainant des cours en petit effectif, mise en place de dispositif d’accompagnement des étudiants (méthodologie – dispositif ABRI), pluridisciplinarité… Les seules perspectives que pose la présidence de l’UVSQ quant à ses investissements futurs reposent sur la communauté universitaire UPSa (Université Paris-Saclay). Si l’UVSQ peut recevoir de très gros fnancements pour des projet se concentrant sur une minorité d’étudiants, c’est l’UVSQ qui paiera ensuite la note sur ses propres ressources. Nous ne n’accepterons pas troquer l’excellence pour tous contre l’élitisme pour certains : les choix budgétaires entrepris par l’université ne vont pas dans le bon sens et ne lui permettent pas d’assurer sa mission de formation de tous les étudiants dans les meilleures conditions.


  Dans le cadre du prochain dossier de l’été de l’UNEF sur les budgets des universités, nous souhaitons interpeller l’Etat sur la nécessité de réinvestir dans les universités pour la réussite des étudiants et donner corps à l’esprit de la nouvelle loi relatif à l’enseignement supérieur.

  L’UNEF appelle dès la rentrée à la constitution d’une assemblée générale avec l’ensemble des étudiants et professeurs, syndicats et associations pour discuter de la situation financière de l’université.

Thibault Leblanc, relation presse, vice-président de l’Assemblée Générale des Etudiant-es des Yvelines

Hugues Hiron, élu au CA de l’UVSQ, président de l’Assemblée Générale des Etudiant-es des Yvelines

Retrouvez ici notre communiqué de presse : CP juillet 2013

Compte-Rendu du conseil de l’ILEI du 10 juin 2013

Compte-rendu du conseil d’UFR de l’ILEI du 10 Juin 2013

  1. Economies budgétaires.

Un des points à l’ordre du jour portait sur les restrictions budgétaires. En effet, l’UVSQ, comme de nombreuses autres universités, est en déficit (-5,5 millions d’€). La présidence souhaite que ses comptes reviennent à l’équilibre, et pour se faire, en plus de contracter un emprunt, elle a choisi de demander à tous les UFR des réaliser des économies de plusieurs manières.

D’abord, les UFR devront réduire leur dépense de fonctionnement de 20%. L’ILEI a déjà effectué 12000€ d’économie sur ces dépenses.

Après s’être rendu compte que ce plan de redressement ne suffisait pas (ce dont l’UNEF avait pourtant prévenu au mois de Janvier), la présidence a demandé aux UFR de réduire leur masse salariale. C’est-à-dire qu’il y aura moins de professeurs en poste l’année prochaine pour enseigner.

Enfin, les UFR vont devoir revoir toutes les maquettes de diplôme et faire diminuer leur coût de 10%. Cette solution aura des conséquences sur la qualité de nos enseignements et sur nos conditions d’étude. Ces coupes peuvent s’effectuer de plusieurs manières.

  1. Les solutions envisagées.

Différentes possibilités ont été envisagées par le conseil de l’ILEI pour procéder à la réduction de 10% du coût de ses maquettes.

A l’UFR de droit, où la direction a déjà pris des mesures dans ce sens, les diplômes se sont vu retirer deux heures de cours par matière par semestre et par année, sauf l’anglais, sur l’ensemble de la licence, ce qui équivaut à quarante-huit heures de TD en moins. Cette mesure a été votée malgré le refus de l’UNEF, appuyée par une pétition signée par 250 étudiants de droit.

A l’UFR des sciences, la direction a opté pour la suppression pure et simple d’une semaine de cours. Ce qui réduit le nombre de semaine d’enseignement à onze au lieu de douze.

A l’IEC, la direction a réfléchi à mutualiser d’avantage d’UE entre composantes (certains cours proposés aux étudiants de l’IEC font partie du programme d’autres UFR, et vice-versa), sans porter atteinte à la limite d’étudiants par groupe de TD.

Bien que le conseil ait envisagé chacune de ces possibilités, l’UNEF ainsi qu’une partie du conseil a privilégié cette dernière option, car elle permet le maintien du nombre d’heure d’enseignement, de la qualité pédagogique des cours, encourage la pluridisciplinarité et favorise l’ouverture entre étudiants de filières différentes. De plus, l’ILEI est en plein processus de fusion avec l’IEC, il faut donc une politique commune en matière de diplômes afin qu’aucun étudiant du futur IECI ne soit dévalorisé par rapport à un autre.

Notons que les représentants étudiants élus au conseil de l’ILEI (Interassos/READ) soutiennent la diminution du nombre d’heure de cours, jugeant que cela n’impactera la réussite de personne. Moins de contenu c’est être évalué sur moins de connaissances et donc ça ne ferait effectivement pas diminuer le taux de réussite, mais nous rappelons donc juste que la qualité du diplôme sur le marché du travail ne dépend pas du taux de réussite (mauvais ou bon) mais bien de son contenu, et donc vider progressivement des diplômes de leur contenu, c’est les dévaloriser.

Vous trouverez ici un tableau comparatif entre l’ancienne et la nouvelle maquette (qui a été voté au dernier conseil de l’ILEI d’avril).

LEEI S1 –LEEI S2LEEI S3 – LEEI S4 – LEEI S5/S6

Ceci permet de comprendre les modifications qui ont été faites. De manière purement programmatique, le contenu la maquette semble satisfaisante, avec des UE pluridisciplinaires, mais de manière strictement pédagogique, il y a une légère régression des TD au profit de cours magistraux qui concerne surtout les UE mutualisées. Suite au déficit de l’UVSQ, des nouvelles modifications sont donc à prévoir dans la licence mais qui s’orientera plus vers une conservation globale du contenu des enseignements. Nous vous tiendrons au courant si nous avons de nouvelles informations.

  1. Nouvelle organisation pour la pré-rentrée.

Les futurs étudiants en première année à l’IECI bénéficieront d’une réunion de pré-rentrée commune en matinée, suivie d’un après-midi « découverte de l’université » avec un espace de stands et d’informations sur les différents services de l’université et son activité étudiante.

Au mois d’octobre, ils participeront également à une journée d’intégration organisée par l’université, comme cela c’était fait pour les étudiants de l’IEC cette année, avec une visite du campus, de la ville et un goûter, dans le but de faire connaissance avec les autres étudiants de l’UFR.

C’est tout pour aujourd’hui ! Si vous avez des questions, des remarques, des suggestions, n’hésitez pas à me contacter !

Pauline Forest

Elue étudiante UNEF et Directrice adjointe de l’IEC

Invitée permanente au conseil de l’ILEI