Compte-rendu du séminaire d’AGE du 24 mai

Vendredi 24 mai s’est déroulé le séminaire d’AGE. Ce fut un moment où nous avons pu dresser le bilan de l’année et élaborer de nouvelles perspectives pour l’année prochaine. Vous trouverez ici le Procès Verbal PV séminaire 24.05.

Programme :

  1. Bilan d’activité (ressenti personnel de chacun, réflexion sur les points à améliorer qui ont marqué l’année)

  2. Quels nouveaux droits en termes de condition de vie et d’étude des étudiants (nouveaux acquis pour l’ensemble des étudiants, au niveau local)

  3. Quelles nouvelles marges de manœuvre doit trouver l’AGE pour toujours plus informer et politiser la communauté universitaire (étudiants, profs, personnels), à l’UVSQ et en dehors

  4. Comment se réinvestir dans la construction de la vie étudiante (développer la coopérative, renouveler nos liens avec les associations étudiantes, actions spécifiques…)

Compte-rendu

  Le but de ce séminaire était de permettre aux militants d’échanger sur leur ressenti de l’année qui s’achève et de réfléchir aux perspectives à se donner pour l’année prochaine.

1. Bilan d’activité.

La conclusion de cette année est bonne puisque l’UNEF en est sortie plus forte. En effet, l’Assemblée Génarale Etudiante (AGE) a su recruter de nouveaux militants sur différents sites, ce qui a permis une meilleure réflexion sur l’activité et plus d’efficacité en terme de militantisme. Ce renouvèlement d’effectif militant a permis au syndicat de gagner les élections CROUS, ce qui a permis de sensibiliser les étudiants au projet de l’UNEF et de s’imposer comme organisation représentative et incontournable à l’UVSQ. L’UNEF a également été efficace dans sa campagne sur la suppression des heures de TD à l’UFR de droit, même si les pétitions n’ont pas permis d’instaurer un rapport de force suffisant pour faire reculer l’administration. Cet échec est dû en partie aux autres organisations étudiantes qui sont restées passive face à ce recul pédagogique. L’unef peut aussi se féliciter de son dynamisme pendant la campagne mariage pour tous, aidé par une petite visibilité médiatique locale. Le seul point qui modère ce bon bilan est une mauvaise gestion de la coopérative à partir du mois de Février, ce qui a fait perdre en visibilité le syndicat.

2. Quels nouveaux droits en terme de condition de vie et d’étude des étudiants.

L’UVSQ subit des difficultés budgétaires grandissantes. Grâce à son implantation dans plusieurs conseils, l’UNEF reste informée des différentes mesures de l’université pour y faire face, mais les marges de manœuvres pour contrer certaines mesures restent restreintes car l’UNEF est la seule organisation étudiante à prendre position face à l’administration. Le syndicat doit se doter de tous les moyens à sa disposition pour mobiliser les étudiants, car il n’y a que comme ça que le rapport de force pourra s’inverser en notre faveur, pour de meilleures conditions d’étude et la garantie d’un diplôme de qualité, il faudra répondre présent si l’université procède à une augmentation des frais d’inscriptions pour les étudiants étrangers. Mais loin de garder une posture défensive, l’UNEF devra être à l’initiative de nouveaux dispositifs pour les étudiants : un bureau des stages efficace pour que la recherche de stage ne dépende plus de ses pistons ou de la chance, généraliser les stages à l’intérieur des cursus pour une meilleure professionnalisation, des cours de langue pédagogiques et permettant une réelle progression, impulser la création d’un centre de soins car la précarité sanitaire des étudiants est grandissante et l’université se doit de répondre à cette problématique, se battre pour la diminution des tarifs des cafétérias, garantir l’égalité entre étudiants étrangers et étudiants français. Pour les étudiants de DSP, l’investissement de l’UNEF doit être double au risque de voir les droits étudiants régresser encore. Il faudra garantir la semaine de révision promise par la directrice d’UFR au prix du sacrifice des heures de TD. En matière de vie étudiante, nous devons revendiquer la pause méridienne de 2h afin que chacun ait le temps de déjeuner de manière équilibrer et faire des activités culturels et ludiques proposés par la DVE ou les associations étudiantes. D’autres idées ont été soulevés, notamment la création d’un chèque livre à la rentrée pour acheter des bouquins, l’ouverture du CEREL (laboratoires de langue) gratuit pour tous les étudiants.

3. Quelles nouvelles marges de manœuvre doit trouver l’AGE pour toujours plus informer et politiser la communauté universitaire.

Il est évident que l’activité du syndicat et son efficacité dépendent de ses militants. Il est donc de la responsabilité de chacun de recruter et faire adhérer un maximum d’étudiants, car l’adhésion reste le meilleur moyen de se tenir informé via la mailing list, les réunions hebdomadaires et les événements régionaux ou nationaux organisés par le syndicat. Grâce à ces éléments, l’UNEF peut informer et sensibiliser au mieux les étudiants. Pour autant d’autres outils de diffusion sont nécessaires et l’AGE créera à la rentrée une commission responsable de l’organisation de conférences ou de semaines thématiques, sur des grands sujets de société ou sur la politique universitaire. Il est important qu’un maximum de jeunes puissent se saisir au maximum des outils démocratiques et des enjeux politiques. Au moins 2 à 4 événements de ce genre par semestre sont à envisager. Les militants se pencheront également sur la création d’un journal mensuel local (projet qui a déjà été réalisé il y a plusieurs années) afin d’explorer un autre moyen d’informer sur les campagnes du syndicat.

L’information c’est aussi connaître au mieux ses droits, c’est pourquoi l’UNEF élaborera un livret « dispositifs jeunesse » pour les Yvelines qui recensera l’ensemble des dispositifs des collectivités locales pour les jeunes. Ce livret pourra notamment être distribué dans les lycées avec l’aide des syndicats lycéens (UNL). Nous devons continuer l’organisation des réunions de pré-rentrées mais également améliorer les livrets d’accueil et mener les campagnes SOS examens pour rappeler l’ensemble des droits des étudiants.

Il est également important que chaque militant soit formé à la défense individuelle afin de régler les problèmes d’inscriptions, de bourses, de logements, de litiges avec l’administration et de titre de séjours et réouvrir un cahier d’AGE pour recenser l’ensemble des cas de défenses individuelles.

4. Comment se réinvestir dans la construction de la vie étudiante.

L’UNEF a pour mission de développer la vie étudiante, via ses services et son activité. Jusqu’ici, ce domaine était négligé par l’AGE, mais il est impératif d’y remédier. Pour ce faire, la coopérative doit être développée. Un référent au coopératisme sera nommé à la rentrée et sera chargé de gérer ce service en collaboration avec le trésorier. Le bureau national nous a proposé de nous fournir des exemplaires de différents quotidiens nationaux, ce qui pourrait aboutir à la création d’un espace détente dans le local du hall Vauban. Cet espace permettrait un contact encore plus facile avec les étudiants et serait un outil de syndicalisation supplémentaire. Afin de participer au développement d’un modèle de vie étudiante plus respectueux des individus, l’UNEF se doit de tisser des liens avec les associations étudiantes non-corporatistes qui agissent sur l’université et promouvoir le travail de la DVE qui propose déjà des services de qualité en matière de tarifs avantageux pour la culture, en matière d’aide aux étudiants étrangers et de logements. Nous devons également remédier au problème de la photocopieuse. Elle est en panne depuis assez longtemps, or dans le cadre de restriction budgétaire (le nombre de copie étant limité par étudiant), et quand la DVE est fermée aux horaires de midi, les étudiants s’adressent à nous pour les photocopies (qui sont gratuites).

Nous devons également nous investir avec la LMDE pour mener des actions de préventions auprès des étudiants, et pourquoi pas tenir des stands d’Alcotest et préservatifs à la sortie de soirées universitaires.

Compte rendu du conseil de l’UFR de Droit et Science Politique du 25 mai 2013

  Ce jour s’est tenu le Conseil de l’UFR de Droit et Science Politique. En voici les principaux enseignements que l’on peut tirer.

Création d’un bureau des stages

     La Direction de l’UFR a annoncé la création d’un “espace des partenariats”. Les contours de cette structure restent encore à définir mais elle devrait intégrer un bureau recensant l’offre de stages issue des partenariats tout en dispensant une formation d’une demie-journée à l’attention des futurs stagiaires. Ces partenariats se feront avec l’Ecole Nationale des Greffes et la cours d’Appel de Versailles.

         En ce sens, des conventions de partenariat avec le milieu professionnel ont été adoptées par le Conseil et seront prochainement soumises au vote des conseils centraux de l’Université (CEVU et CA).

     C’est donc une mesure positive pour les étudiants un point que nous avons par ailleurs défendu sur les perspectives pour l’UVSQ pour les 5 années à venir (cf ici) Les élus UNEF soutiendront donc ces conventions de partenariats lors de ces conseils. La Vice-Directrice d’UFR, Mme Marie-Emmanuelle Boursier a entamé un travail de recherche de partenaires pour établir des conventions pour nos stages. Nous saluons le travail effectué, et soutenons l’UFR dans sa recherche qui permettra une professionnalisation de la licence en L3 et trouver le plus de partenaires possibles pour les étudiants.

Refonte de la Licence de droit et science politique

     Tous les 5 ans, l’UVSQ doit renouveler son offre de formation. Les composantes de l’Université doivent donc présenter leurs nouvelles maquettes de licence. Dans le cadre de la campagne d’auto-évaluation et de renouvellement des formations, la licence de Droit, la L3 de Science Politique et la licence Administration Publique vont disparaître au profit d’une licence pluridisciplinaire avec une spécialisation progressive, incluant également des modules de professionnalisations. La structure de la maquette semble satisfaisante, et en accord avec nos recommandations faîtes à notre Congrès National et auprès de la ministre et des parlementaires sur la nécessité de simplifier le nombre d’intitulé en licence, ainsi que de permettre un socle plus pluridisciplinaire et une spécialisation progressive. Nous regrettons cependant la suppression de séances de TD. Nous rappelons que seul un cadre en petit groupe permet un apprentissage approfondi.

      Cette maquette sera, dès septembre 2014, sous réserve d’habilitation, composée d’un socle commun en L1 et L2. Il y a possibilité d’opter pour un TD de Science Politique dès la deuxième année. En L3 l’année est composée entre 50 % d’un tronc commun et 50 % d’un parcours de spécialité. Le tronc commun a été renforcé au profit du droit public et de la science politique. Il y a 3 parcours de spécialité : droit privé, droit public et science politique. On trouve également un renforcement des compétences préprofessionnelles en droit privé et public avec une filière professionnalisante « métiers des services judiciaires » pour les étudiants en droit privé et SP avec l’école nationale des Greffes et un module Agent de probation et d’insertion de l’administration pénitentiaire. Une filière professionnalisante de « concours de la fonction publique » en droit public pour se présenter aux concours de catégorie B ou préparer pour la catégorie A à l’issue d’un master (Ancienne LAP).

Nous avons retiré une incohérence dans la maquette, notamment la mention du concours de Plaidoirie organisé par Juristribune. Ceci relevait d’un problème de co-gérence de l’UFR avec une organisation politique à visée représentative sur une question de pédagogie. Les associations étudiantes n’ont pas vocation à proposer des formations universitaires, et encore mois quand elles font de la politique. C’est un travail que l’université elle-même doit fournir, et qui sera d’autant plus efficace.

Cependant, nous souhaitons émettre plusieurs propositions dans la maquette:

  • La suppression de l’UE PPE (projet personnel étudiant). En effet, cette UE fait doublon avec l’UE EVA de l’UVSQ. Les deux UE permettant à tout étudiant étant dans une structure associative et qui s’investit à obtenir des 3 ECTS, contre 2 pour l’UE PPE. La deuxième raison est que cette UE donne des ECTS à des étudiants s’investissant dans des interventions auprès des lycéens ou à des journées portes ouvertes. Il ne s’agit pas de critiquer une communication auprès des lycéens qui restent importante, et d’autant plus si elle est faite avec des étudiants, mais nous ne reconnaissons nullement pour l’étudiant lui-même l’intérêt pour son insertion professionnelle. Ce genre d’opération doit faire l’objet d’un contrat de travail et d’une rémunération et non une « rémunération » par ECTS. Nous souhaitons donc revenir à une UE Stage exclusive avec 3 ECTS, et qui sera enrichit avec l’action de vice-directrice d’UFR pour la signature de convention avec des entreprises, services publiques, associations.

  • Sur le cas des étudiants salariés, les dispositions dans la maquette nous semblent trop faibles (accès aux ressources sur l’ENT uniquement). L’UFR a par ailleurs évoqué la possibilité de créer des dispositions particulières supplémentaires pour les étudiants salariés. L’UNEF souhaite porter un statut pour les étudiants salariés (cf ici) auprès du CEVU applicable à l’ensemble des composantes. Nous souhaitons donc prendre rendez-vous rapidement avec la directrice d’UFR et de l’ensemble des autres directeurs de composantes afin de pouvoir discuter du contenu de ces statuts et le porter au niveau de toute l’université.

Arbitrages budgétaires

     Le contexte budgétaire est délicat pour l’ensemble de l’Université. La Présidence a demandé à toutes les composantes de contribuer à l’effort budgétaire en vue de réduire le déficit. En résumé, l’UFR va devoir réaliser des coupes budgétaires.

       S’il est important de souligner le fait que la nouvelle maquette de Licence ait été épargnée par cette politique de rigueur, nous ne pouvons cependant que regretter, une fois de plus, la suppression du volume horaire des travaux dirigés dès la rentrée prochaine. En effet, au regard des éléments apportés ce jour, il semble désormais évident que cette réforme n’avait en réalité qu’une finalité budgétaire. La position de l’Unef sur ce point reste claire, la pédagogie ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de l’austérité.

     Nous disposons à ce jour grâce à nos liens avec les syndicats professionnels de l’Université (UNSA/SNPTES/CGT/SNESUP) pas mal de chiffres qui sont alarmants ainsi que des informations sur des mesures très inquiétantes évoquées par la présidence. (cf motion votée au comité technique voté par les syndicats professionnels) Nous reviendrons sur le point des restrictions budgétaires et des mesures évoquées dans un communiqué ultérieur beaucoup plus complet dans les jours ou semaines qui suivent, afin de communiquer le plus d’informations possibles.

Kevin KALOMBO

Elu UNEF au Conseil de l’UFR de droit et Science Politique.

MOTION des élus CGT-FSU et SNPTES-UNSA au Comité Technique de l’UVSQ en séance du 13 mai 2013 contre les mesures de restrictions budgétaires

 Les représentants des organisations syndicales, informés comme l’ensemble des personnels par un message de Jean-Luc Vayssière, président de l’UVSQ, de l’ampleur du déficit (5,5 millions d’euros) contestent avec vigueur l’imposition de mesures de restrictions budgétaires, en ce qu’elles portent directement atteinte aux conditions de travail et d’études des personnels et des étudiants. Notamment, les «demandes » faites aux composantes de réduire de 10% les coûts des maquettes d’enseignement, la réduction  du nombre de contrats doctoraux,  la réduction des crédits alloués à l’entretien du patrimoine et à sa sécurité, le renoncement au Plan Réussite en licence, etc… ne pourront que gravement entacher le bon fonctionnement du service public d’enseignement et de recherche à l’UVSQ.

  Le déficit actuel est pour une part la conséquence directe de la LRU et des RCE qui ont placé les universités dans une situation d’asphyxie financière et de pénurie, autant de réformes qui ont été systématiquement soutenues et défendues par la direction de notre université, et ce malgré les mises en garde répétées et l’opposition des organisations syndicales. Mais dans ce cadre, des choix récents ont sans doute aussi contribué à la situation actuelle, comme par exemple l’usage inconsidéré des PPP, les projets créés et aussi vite abandonnés comme le Pres Cergy, la démultiplication anarchique des instituts et des fondations.

  Nous demandons solennellement à ce qu’une mise à plat de la situation financière de l’université soit réalisée et rendue publique dans les plus brefs délais afin de connaître les origines précises et l’ampleur exacte du déficit et comptons sur l’engagement de notre président de sauvegarder l’emploi dans notre établissement.

  Les élus CGT-FSU et SNPTES-UNSA du CT de l’UVSQ

Communiqué de presse. Contribution de l’Union Nationale des Étudiants de France pour le contrat quinquennal de l’UVSQ

Communiqué de Presse, contribution de l’Union Nationale des Étudiants de France au contrat quinquennal d’établissement
Le 23 et 25 avril a eu lieu la présentation des résultats sur le questionnaire des conditions de vie et d’études des étudiants dans le cadre du prochain contrat d’établissement.
L’UNEF soutient grandement cette initiative de la présidence qui rappelle que l’étudiant en plus d’être un usager du service public, est aussi un acteur incontournable de la politique de son établissement. Notons cependant la faible participation à cette consultation (environ 600 étudiants qui ont pu donner leur avis), c’est pourquoi nous souhaitons que ce genre d’initiative puisse se reproduire en privilégiant d’autres supports comme la consultation des étudiants directement dans leurs cours, et en expliquant aux étudiants les enjeux de cette consultation. Nous déplorons par la même occasion la très faible participation des étudiants et des organisations étudiantes représentatives ou non représentatives à ces ateliers. Seuls 2 étudiants en plus des militants de l’UNEF s’étaient donné la peine de se déplacer dans ces ateliers.
Malgré cela, les débats et les propositions furent constructifs. Il s’agit donc pour nous de relayer ici à l’ensemble de la communauté universitaire, l’ensemble des propositions que nous avons pu formuler au cours de ces ateliers.

Attractivité et relations internationales : la généralisation d’un guichet unique pour les étudiants étrangers.

Au même titre que nous avons accueilli de manière très favorable l’annonce du ministère sur la mise en place d’un titre de séjour pluriannuel dès le début de la licence pour les étudiants étrangers, la généralisation du guichet unique dans toutes les universités dès l’année prochaine pour les étudiants étrangers est une bonne nouvelle. Rappelons que les étudiants étrangers subissent aujourd’hui une triple précarité. Une précarité sociale qui oblige les étudiants étrangers à justifier plus de 7000€ sur un compte en banque pour pouvoir étudier, tout en n’ayant pas accès au système d’aide sociale. Une précarité pédagogique où les supports et les cours ne sont pas tous adaptés (Barrière de langue, traducteurs etc …). À cela s’ajoute une précarité administrative, où les étudiants étrangers doivent jongler entre préfecture et ministère pour leurs inscriptions, à renouveler tous les ans. Nous soutenons l’implication et l’avance de l’UVSQ pour l’accueil des étudiants étrangers notamment avec la mise à disposition d’un kit d’accueil ainsi que le fait d’aller les chercher directement à l’aéroport, le partenariat noué avec la préfecture des Yvelines qui permet aux étudiants de se faire aider dans leurs démarches par la DVE. La généralisation du guichet unique pour tous les étudiants étrangers partout en France est donc quelque chose de très positive qui facilitera grandement les démarches administratives et donc l’image d’une université ouverte sur le monde, ne mettant pas des bâtons dans les roues à ces étudiants.

Toujours sur l’international, le questionnaire montre par ailleurs des faiblesses concernant l’enseignement des langues. L’UNEF avait mené une enquête similaire sur un échantillon de 300 étudiants et le constat est similaire, les étudiants n’étant pas satisfaits de la qualité des enseignements pointaient le problème que ces enseignements étaient très peu pratique mais a l’inverse, très, voire même trop théorique. Les étudiants souhaitent, en plus d’avoir plus d’heures de cours, sur les bases théoriques de leur discipline (grammaire traduction, version), des heures réservées à la conversation orale, meilleur outil pour mettre en pratique leur savoir. C’est pourquoi nous souhaitons que l’UVSQ se fixe pour objectif et se donne les moyens pour qu’à la fin de chaque licence, l’étudiant puisse savoir écrire et parler la/les langues vivantes de son choix.

Formation et insertion professionnelle : nous voulons des stages !

L’UVSQ place beaucoup d’importance pour l’insertion professionnelle des étudiants. Par ailleurs, ces dernières années, l’UVSQ a su innover avec l’appui des étudiants dans de nouveaux dispositifs tels que les cours de méthodologie universitaire ou le dispositif ABRI – qui permettent une meilleure insertion d’abord dans l’université puis dans le monde du travail. L’enquête montre qu’il reste beaucoup à faire pour l’UVSQ. Beaucoup d’étudiants s’inquiètent de la reconnaissance de leurs diplômes dans le monde du travail. L’UVSQ doit donc se doter de nouvelles marges de manœuvres pour l’insertion professionnelle de ses étudiants et pas uniquement en se reposant sur des réseaux d’anciens étudiants. Le travail déjà effectué par la DRIP doit être pour nous un point d’appui pour aller plus loin afin que les mesures d’insertion professionnelle soient plus systématiques dans les formations. Rédaction de CV, entraînement à des entretiens d’embauches, cours de Droit du travail, ces modules de formations doivent être obligatoires dans toutes les licences.
Par ailleurs l’expérience professionnelle par les stages est une valeur ajoutée au diplôme Malheureusement on observe de profondes inégalités d’accès aux stages: ceux qui ont la possibilité de faire des stages dans leur cursus et ceux qui n’ont pas cette possibilité, ainsi que ceux qui font des stages hors cursus et ceux qui ne peuvent pas. Ces inégalités sont dus à un désengagement du service public à la professionnalisation des études, mais aussi à cause d’inégalités sociales. Comment obtenir un stage lorsque celui-ci n’est pas rémunéré alors que nous devons travailler l’été pour subvenir à nos besoins pour nous payer des vacances, voire l’année universitaire suivante ? En adéquation avec les annonces ministérielles, nous souhaitons que les stages soient maintenant inclus dans le cursus universitaire de manière obligatoire dès la licence ! De plus, la recherche d’un stage en rapport avec nos études relèvent souvent du parcours du combattant. Soit l’étudiant dispose d’un réseau qui lui permet de trouver un stage plus facilement (le stage piston), soit il doit trouver un stage rapidement même si celui-ci n’a aucun rapport avec son projet professionnel.

Ces stages devront donc respectés 3 critères :

  • Des stages conventionnés par l’UVSQ dans toutes les licences. La recherche de stage ne doit pas être du ressort de l’étudiant mais celui de l’université. L’UVSQ ou l’UFR, grâce au travail de la DRIP, doit donc être le lien entre l’étudiant et l’entreprise, le service public ou l’association.
  • Des stages pédagogiques. Le stage doit permettre à l’étudiant de développer ses qualifications et de les mettre en pratique. La convention de stage doit être précise sur les missions que l’étudiant doit effectuer. Elle devra s’accompagner d’un référent pédagogique sur le lieu de stage ainsi que d’une évaluation du stage à posteriori par l’étudiant afin d’améliorer pour les suivants.
  • Des stages rémunérés. L’UVSQ n’a que très peu de marges de manœuvres concernant la rémunération, elle doit cependant autant faire que ce peut, que le stage soit rémunéré à hauteur de la moitié du SMIC horaire dès le premier jour de stage. En effet, être en stage c’est potentiellement abandonner un travail alimentaire au cours de ses études, tout travail mérite salaire !
Vie étudiante, le droit au loisir et à la culture

Le questionnaire sur les conditions de vie des étudiants ne remet pas en cause les différentes activités menés par les associations ou la DVE à l’UVSQ, mais pointe le manque de temps de la part des étudiants pour pouvoir y participer. L’éclatement de l’université nuit au dynamisme de campus. Pourtant l’université ne doit pas être qu’un lieu d’enseignement strictement académique. En plus de son rôle éducatif, l’université est aussi le lieu de l’émancipation culturelle.
Une vraie politique de vie étudiante doit être mise en adéquation avec les emplois du temps. Certaines universités ont même mis en place la banalisation des cours un après-midi dans la semaine afin que l’ensemble des étudiants puissent participer aux activités proposées par les associations étudiantes ou sportives et la Direction de la Vie étudiante. C’est pourquoi une réflexion sur les emplois du temps doit être menée. Nous proposons que les emplois du temps intègrent une pause méridienne de deux heures, afin que nous puissions déjà prendre le temps de manger au déjeuner mais aussi avoir du temps pour participer à des activités culturelles. Ça doit être aussi un vrai moment de pause afin de pouvoir reprendre sereinement les cours de l’après-midi.

Nous souhaitons également la rematérialisation des chaînes d’inscriptions au cours de l’été. Il est important pour le primo-arrivant de voir que l’université n’est pas qu’un lieu d’étude, mais aussi un lieu de vie lorsqu’il arrive la première fois à l’université. C’est aussi un moment très important de visibilité pour les associations afin que l’étudiant connaisse mieux les projets de ces associations au cours de l’année.

La maison de l’étudiant prévue pour 2015 doit être aussi un lieu consacré pour les étudiants. La MDE prévoit un centre de soin, la DRIP et la DRI, des locaux pour les associations étudiantes, des grandes salles ainsi qu’une cafétéria. Nous souhaitons donc qu’il y ait en plus:

  • Des salles de projections et de théâtre
  • Un local pour la mutuelle des étudiants (LMDE et autre)
  • Une coopérative étudiante qui distribuerait des produits de premières nécessité à prix cassé, voire des AMAP ; en relation avec des associations étudiantes.
  • Que la cafétéria soit gérée par le CROUS. Au vue de la gestion privée qui existe au bâtiment Simone Veil et aux prix exorbitants qui y sont pratiqués, ceci n’est pas négociable pour l’UNEF et détermine une ligne rouge à ne pas franchir.
  • Nous souhaitons que le centre de soin intègre pas seulement des généralistes, mais également des professionnels spécialistes. (Gynécologue, ophtalmologistes, psychiatres …)

 

L’UVSQ possède de nombreux atouts et fait déjà beaucoup pour les étudiants de son territoire. Tout cela doit être donc des points d’appui pour pouvoir améliorer toujours plus le service public de l’enseignement supérieur et jouer pleinement son rôle d’université de proximité.

Un statut pour les étudiants en situation d’emploi !

Certains étudiants cumulent à la fois le statut d’étudiant ainsi que celui de salarié. Or à partir d’un certain nombre d’heure de travail hebdomadaire, le salariat peut réellement devenir un handicap pour la réussite de nos études. Afin de pouvoir concilier les deux, les élus UNEF vont proposer au prochain Conseil des Études et de la Vie Universitaires, un statut pour les étudiants salariés. Ce statut pose des droits nouveaux ou pas tout à fait acquis dans certains UFR pour eux comme

  • une possibilité de changer de groupe de TD et TP dont les horaires ne se superposent pas avec son emploi.
  • d’un contrôle terminal intégral ou choisir les UE pour lesquelles nous souhaitons être en contrôle terminal
  • d’un tuteur pédagogique avec qui il/elle devra avoir au moins un rendez-vous mensuel pour aider l’étudiant à concilier au mieux salariat et études.
  • d’un support pédagogique (cours en ligne sur l’ENT, exercices faits en TD).
  • d’une convocation écrite à chacune des épreuves terminales au moins 8 jours ouvrés avant la date de l’examen.

Vous trouverez l’intégralité du texte initial élaboré par vos élus dans ici : Statut de l’étudiant salarié

Le processus est le suivant: dépôt du texte le 17 avril 2013, puis discussion et débat avec le bureau du CEVU composé de manière restreinte de professeurs et d’étudiants. Mis au vote du texte final discuté et débattu précédemment au CEVU du 16 mai 2013.

Avis aux étudiants de LEEI ! Maquette votée le 11/04/13 en conseil de l’ILEI

Vous trouverez ici la plaquette licence LEEI votée le 11/04/13 en conseil de l’ILEI.

Les annotations sont le reflet des réflexions faites en conseil. En ce qui concerne la question posée par les L1, les échanges seront possibles en L3, garantis par Monsieur Pottier, beaucoup d’accord internationaux sont en préparation pour la prochaine composante.

Vous trouverez également uniquement pour les futurs L3 de l’année prochaine, la plaquette L3 transitoire. (Valable uniquement pour 2013/14)