Halte à la répression syndicale ! Pour la liberté d’expression !

Halte à la répression syndicale, pour la liberté d’expression

Aujourd’hui, l’organisation étudiante Juristribune, affiliée à Interassos, l’ARES et la FAGE, a publié un message diffamatoire sur sa page Facebook accusant l’UNEF d’être responsable de la « suspension progressive du service de repas chauds » à la brasserie Leclerc. Cette accusation est formellement calomnieuse.

L’UNEF rappelle que toute décision de suspension du service public de restauration se vote en conseil d’administration du CROUS, par tous les membres de ce conseil, où Juristribune possède une représentation. Par ailleurs, la situation de la cafétéria de l’UFR de droit a été abordé lors de la dernière commission permanente du CROUS, où Juristribune s’est illustrée par son absence. C’est donc seule que l’UNEF a défendu sa position, à savoir qu’il n’est pas normal que, pour le même prix qu’au restaurant universitaire Vauban, les étudiants de droit ne profitent que de deux périphériques au lieu de trois. L’UNEF, contrairement aux accusations qui ont été formulées, compte non seulement maintenir la cafétéria du CROUS au bâtiment Leclerc, mais défend également un service de restauration public de qualité au moindre prix.

L’UNEF souhaite ici user de son droit de réponse et éclairer sur les attaques qu’elle a subit aujourd’hui. Dans l’après-midi, l’UNEF a voulu user de son droit d’affichage dans le hall Leclerc sur le panneau dédié à cet effet. La directrice d’UFR, Mme Clavel, a refusé l’usage de ce droit sous prétexte que « l’affiche est trop grande ». Le format de l’affiche en question se trouve être de taille standard (A1) et nous avons toujours pu afficher par le passé sur le panneau qui nous est dédié. Cet incident intervient dans un contexte de campagne électorale en vue des prochaines élections syndicales étudiantes. L’UNEF considère pouvoir user de son droit d’expression et apparente donc cette interdiction à de la répression syndicale.

A l’inverse, l’UNEF dénonce les privilèges accordés à Juristribune depuis des années concernant la communication de ses évènements, leurs moyens de communication iconographiques étant financés par l’université. Cette association bénéficie d’un traitement de faveur de la part de l’administration de l’UFR, encline à leur accorder une visibilité extrêmement importante au sein des locaux (affichage sauvage, soirée étudiante dans les locaux universitaires…). En effet, ces avantages sont des contreparties accordée en échange d’une acceptation totale, de la part de Juristribune, des réformes engagées par l’UFR et l’université qui vont à l’encontre des droits étudiants (suppression de 36 heures de TD, suppression des polycopiés de cours, mise en place d’un diplôme universitaire payant et sélectif, instauration d’une note éliminatoire, remise en cause des rattrapages…).

Ce conflit d’intérêt étant intrinsèque au fonctionnement de l’université telle que la représentation étudiante y est conçue, nous ne pouvons que regretter cette situation dont bénéficie Juristribune. Cependant, l’UNEF entend réclamer justice et le droit de communiquer librement sur son activité militante, afin que chaque étudiant puisse avoir accès à la vérité des faits. Nous demandons :

  • Que notre droit d’affichage soit respecté dans tous les locaux de l’université.
  • Une déclaration publique de Juristribune sur sa page Facebook démentant ses propos diffamatoires envers l’UNEF.
  • Une reconnaissance de la légitimité de l’UNEF à militer au sein de l’UFR DSP, dans le respect des adhérents au syndicat de cet UFR

    Le 19 mars 2015, à Guyancourt.
    Alexandre Neto, président de l’UNEF Yvelines

    Contact : vsq.unef@gmail.com – 06 14 85 03 07

 

Format PDF : Halte à la répression syndicale

Compte-rendu du conseil d’UFR de Sciences Sociales du 12 février 2015

I. Université Paris-Saclay : point sur la mise en œuvre des Masters.

Dans le cadre de la création de l’université Paris Saclay qui regroupe de nombreux établissements du sud-ouest parisien, il est prévu de labeliser les diplômes avec la mention paris-saclay pour plus de visibilité. Cette mention Paris-Saclay concerne plus de 49 diplômes à l’UVSQ. Dans l’UFR, sont concernés les masters en sociologie dont les parcours sont PST, TEO et sociologie et démographie.

La mention paris-saclay pour les masters en sociologie concerne 4 établissements : l’UVSQ,  Evry, l’ENSAE et l’ENS Cachan.

Sur le site internet de l’UPSAY, ne seront accessibles que les masters qui concernent cette mention. Il ne sera donc pas possible d’avoir accès à d’autres masters qui ne font pas partie du partenariat via ce site.

Remarque: il est fortement probable que les étudiants étudient dans un établissement différent au premier et au second semestre.

POINT DE VUE ADMINISTRATIF : Les candidatures sont à faire sur ce site internet car c’est lui qui les gère. Un code sera délivré au personnel administratif pour qu’il y ait accès. Il faudra donc former le personnel administratif  à gérer les candidatures.                                                                                                                                                                  En revanche, les inscriptions sont faites par les établissements eux-mêmes. A terme, ce projet devrait être extensible aux licences.

ENJEU DECISIF

L’ENS Cachan va se déplacer plus près de l’UVSQ. Il est donc envisageable qu’il y ait des partenariats de licences entre établissements.

II Validation du CR du conseil du 18/12/2014

La solution donnée lors du conseil précédent concernant la surveillance des examens ne nous convient pas. Il était dit que la communication entre la DMGVA et les professeurs seraient améliorées et que les professeurs vacataires seraient rappelés à l’ordre pour surveiller les examens.

Mme Schutz, professeur de sociologie, propose que les titulaires surveillent plusieurs examens dans la journée. Or, ils ne sont pas payés pour surveiller. Sa proposition est soumise au vote. L’UNEF reste sur sa position. Il faut payer du personnel supplémentaire pour surveiller.

Nous votons donc contre. Neuf membres du conseil votent pour et neuf votent contre. Le vote est donc remis à l’ordre du jour du prochain conseil.

III Suivi budgétaire des formations

L’idée qui est soumise au vote est le principe de normalisation des heures de suivis de mémoires à 3 heures pour les heures de M1 et 2 heures pour les heures de M2 en raison des disparités qui existaient entre les différentes formation. Chaque formation possèdera donc le même budget.

Le vote du budget est remis au prochain conseil car il faut consulter les autres responsables de formation.

4. Projet de DU prépa Capes SES (mutualisé avec le M1 MEEF SES)

La responsable des masters en sociologie propose un projet de création d’un DU prépa concours pour les étudiants ayant échoué en M1 au concours qui prépare au Capes pour palier à l’absence de master 2.

Cependant, l’estimation qui a été faite pour savoir combien devront payer les étudiants pour suivre ce DU est démesurée.

Selon la responsable des masters cette estimation est erronée et les étudiants ne devraient pas avoir à dépenser beaucoup plus que pour une année de master.

L’UNEF et tous les autres membres du conseil votent pour la création de ce DU afin que la proposition soit prise en compte sous réserve d’une révision de l’estimation du coût par étudiant.

6. Discipline : mise en place d’une procédure interne.

Le directeur de l’UFR des sciences sociales propose deux lettres afin d’informer les étudiant-e-s qu’ils sont convoqués à la section disciplinaire de l’UFR ou qu’ils risquent d’être convoqué-e-s de nouveau s’ils récidivent.

Cela permettra d’accélérer la résolution des problèmes de discipline et dans le cas d’un plagiat ou d’une fraude cela évitera à l’étudiant-e de ne pas avoir ses résultats tout de suite et donc de ne pas pouvoir s’inscrire pour l’année suivante. En effet, l’UNEF siégeant en commission de discipline de l’UVSQ s’est aperçu que des étudiant-e-s devaient attendre la décision de la commission avant de pouvoir s’inscrire ce qui entraînait du stress en plus, des problèmes pour refaire un titre de séjour pour les étudiant-e-s étranger-e-s, une incertitude sur l’année suivante pendant 6 mois.

Tous les membres du conseil ainsi que l’UNEF votent pour cette procédure. L’UNEF tient cependant à ce que l’étudiant puisse être représenté par un représentant d’une association. Ce paramètre sera ajouté dans la procédure.

 

Les élu-e-s étudiant-e-s

Savannah Anselme – L1 Sociologie
Zelda Lacroix – L1 AES
Mat’s Château – L1
Ronan Le Goff – L1 AES

Les étudiant-e-s n’acceptent pas de nouveaux sacrifices !

Communiqué de presse du 16 décembre 2014

Ce mardi 16 décembre 2014 se tenait le conseil d’administration de l’UVSQ, comme point principal de l’ordre du jour, le vote du budget 2015.

Désengagement de l’Etat

Aujourd’hui nous sommes dans un contexte de désengagement de l’Etat vis-à-vis des universités, le budget alloué à l’enseignement supérieur subit des restrictions historiques, il n’a pas augmenté depuis la seconde guerre mondiale alors que les universités ont besoin de toujours plus d’argent pour palier leurs besoins et mener à bien la démocratisation de l’enseignement supérieur alors que l’Etat assume une gestion comptable et refuse d’investir plus.

A l’UVSQ, quand on regarde le budget 2015 on se rend compte que la masse salariale n’est toujours pas prise en charge totalement par l’Etat.
Suite à une année 2013/2014 très lourde en coupes budgétaires l’Etat aurait dû réévaluer sa dotation et compenser les dépenses obligatoires de l’université.

– Là le GVT n’est pris en compte qu’à 40% par exemple, ça veut dire que c’est à l’université d’assumer sur ses fonds propres l’augmentation de salaires des fonctionnaires qui évolue chaque année et donc une dépense supplémentaire dont n’a pas besoin une université comme la nôtre.

-Le CAS pension, c’est à dire la retraite des personnels, n’est pas pris en compte par l’Etat et c’est à l’université d’y palier sur ses fonds propres.
– 13 postes ont été attribués à l’UVSQ suite à la création de 1000 postes dans l’enseignement supérieur mais ils ne sont pas financés cela veut dire que c’est encore à l’université d’assumer ces frais.

Conséquences des coupes budgétaires

Ce manque de financement a des répercussions directes sur la qualité de nos formations.
En 2015 des réductions de capacités d’accueil sont prévues.
L’investissement prévu pour les licences et les masters n’est pas suffisant pour récupérer tout ce qui a été enlevé des maquettes de formation suite aux coupes budgétaires de l’année dernière.

On a déjà été beaucoup trop loin

On a déjà été beaucoup trop loin dans ce climat d’austérité. Il est inconcevable que l’on coupe plus dans le budget alloué à la formation alors qu’on subit des conséquences très lourdes depuis l’année dernière :

  • 36h de TD supprimées en droit
  • Diminution des capacités d’accueil en droit
  • 25% d’options en moins en licence d’anglais
  • des parcours supprimés
  • 1 semaine de cours supprimée en Licence de Sciences et des matières supprimées
  • des dizaines d’heures de TD remplacées en cours magistraux en LEEI
  • des cours magistraux supprimés en licence d’histoire
  • des polycopiés plus pris en charge
  • la filière STAPS supprimée
  • Parmi nous, certains étudiant-e-s passent leurs examens sans chauffage.

La solution imposée par la direction de l’université

Sans aucune concertation avec le personnel de l’université et les étudiant-e-s, la direction a pris le chemin de l’élitisme et de la casse de l’université de proximité. En effet, les élu-e-s de l’université ont reçu une lettre de mission qui les somme de discuter du « recentrage » de l’UVSQ dans le cadre de l’université Paris Saclay, d’analyser les points faibles et forts, pour ne garder que le meilleur des formations dispensées à l’UVSQ. De plus, face à la suppression des 36h de TD en Licence de droit il y a 2 ans, l’UFR de Droit et Science Politique a proposé la création d’une formation complémentaire payante (180€ par an) et sélective (50 places disponibles sur 600 étudiant-e-s) de … 36h de TD et 158h de Cours Magistraux. Nous refusons la mise en place et la généralisation d’un tel dispositif dans les universités car ce n’est pas la solution à apporter pour obtenir un diplôme national de qualité, comme nous n’acceptons pas la suppression des filières doublons qui nous permettent de pouvoir étudier proche de chez nous.

Comment s’en sortir ?

Pour la première fois depuis 60 ans on a un budget en baisse dans l’enseignement supérieur donc même si le gouvernement est revenu sur les 70 millions d’euros de coupes prévues il assume quand même d’avoir une gestion comptable des universités et de mettre de côté la priorité jeunesse.
Encore une fois ce sont les personnels et nous qui payent les pots cassés de la sous dotation de l’Etat.

Lorsque la communauté universitaire se mobilise on obtient des réponses, par exemple jeudi dernier nous étions tous dans la rue avec un seul mot d’ordre, dire non à la coupe supplémentaire de 70 millions d’euros dans le budget de l’enseignement supérieur quand on sait que les dépenses liées au personnel augmente de 90 millions. Nous étions unis et nous avons obtenu gain de cause, le gouvernement a consenti a annulé sa coupe budgétaire.

Par conséquent, nous demandons à la communauté universitaire de ne pas accepter ce climat d’austérité, de demander une réévaluation de la dotation annuelle de l’Etat et de ne pas faire voter ce budget.

Nous demandons d’abandonner l’idée de produire des formations complémentaires payantes et sélectives dans nos formations.

Nous réclamons de revenir sur les dégradations qu’ont subi nos formations.
Un investissement de 160 millions d’euros en 2015 dans les universités pour qu’elles puissent fonctionner correctement.

Nous revendiquons un fléchage du budget et que les dotations annuelles allouées par l’Etat aux universités évoluent chaque année afin de prendre en compte la masse salariale qui évolue.

Format PDFCP16dec2014

Contact Presse :

Alexandre Neto – président de l’UNEF UVSQ – Elu au Conseil d’Administration :

06 14 85 03 07 

L’UNEF obtient le gel des tarifs dans les cafétérias du CROUS de Versailles !

  Ce jeudi 3 Juillet a eu lieu le conseil d’administration du CROUS de Versailles où les différentes prestations du CROUS ont été mises au vote. Après concertation auprès du Recteur d’Académie, l’UNEF a obtenu le gel des tarifs dans l’ensemble des cafétérias du CROUS de Versailles. Alors que le coût de la vie a augmenté pour les étudiants et que le gouvernement a annoncé le gel des prestations sociales dans le projet de loi de finance, l’UNEF a fait valoir la nécessité de protéger les étudiants d’un décrochage de leur pouvoir d’achat.

  L’UNEF se réjouit de cette mesure. Pour autant elle s’inquiète de la prochaine restructuration de l’offre de restauration dont une mutualisation est prévue avec les académies de Paris et de Créteil et craint que cela tire les tarifs par le haut. 
 
  L’UNEF a également réclamer l’ouverture d’une discussion sur une future formule dans les cafétérias au même montant que le ticket RU de 3,15€, comme cela se fait dans d’autres académies.
 
 
Préservation du 3e périphérique dans les restaurants universitaires.
 
  L’académie de Versailles est une des seules académies à proposer un 3e périphérique dans son offre de restauration. (Plat principal + 1 entrée, 1 dessert et 1 produit laitier pour 3,15€). Suite aux restrictions budgétaires, l’UNEF s’était inquiétée de la suppression du 3e périphérique qui avait été mise sur la table. Nous avons fait valoir que cette exception en France devait y être la norme.
Mais des loyers en augmentation.
 
  L’augmentation des loyers est moins importante que prévue (1,5€ en moyenne). Pour autant, la prestation wifi dans les chambres traditionnelles amène à une augmentation s’élevant à 10€, ce qui est très conséquent dans le budget d’un étudiant boursier. Or cette année le CROUS a entamé un remplacement des chaudières dans les chambres, entraînant une diminution des dépenses énergétiques de 30%. L’UNEF souhaite donc que cette diminution de charge se répercute sur les loyers dans les années à venir pour amortir les augmentations des loyers.
 
 
 
De profondes inquiétudes sur les tarifs obligatoires fixés nationalement
 
  Le gouvernement s’est engagé dans un plan de réduction des dépenses publiques sans précédent. Bien que le gel des tarifs dans les cafétérias soit une bouffée d’air pour des milliers d’étudiants, la revalorisation des bourses au niveau de l’inflation est pour le moment gelée par le plan d’économie du gouvernement et il est prévu une augmentation du tarif du ticket RU.
  L’UNEF demande au gouvernement le gel des tarifs obligatoires de la rentrée (frais d’inscription, frais de sécurité sociale et prix du ticket RU) pour que les étudiants n’aient pas à payer les conséquences de la réduction des dépenses publiques.

Budget de l’UVSQ : Silence Radio !

Lors du conseil d’administration du 14 février, le budget de l’UVSQ a été retoqué par le rectorat, puisqu’il était présenté en déséquilibre. Cette démarche était incontournable dans la mesure où de nouvelles restrictions budgétaires seraient insoutenables pour la qualité des enseignements et des conditions d’études. Il était donc nécessaire de présenter un budget déséquilibré. Malgré ce geste politique fort de l’UVSQ, le ministère n’a toujours pas annoncé le versement d’une dotation supplémentaire.

A l’issu de ce conseil d’administration, le rectorat a annoncé qu’il arrêterait un budget pour l’université le 1er mars. Or, nous sommes le 11 mars et toute la communauté universitaire est encore dans l’attente. Nous n’avons aucune information de la part de la direction de l’université, qui ne semble elle-même n’avoir aucune information de la part du ministère. Pour se rassurer quant à leur avenir, étudiant et personnel n’ont que des rumeurs sur lesquelles s’appuyer.

La situation catastrophique de l’UVSQ est connue depuis le mois de novembre et pourtant le ministère ne s’est toujours pas prononcé sur un budget définitif pour l’université, tiraillé entre le risque politique d’octroyer une rallonge et celui de sacrifier les formations au nom d’un équilibre budgétaire. De son côté, la direction de l’UVSQ dénonce le sous-financement de l’état tout en continuant ses mesures de restrictions budgétaires, se coupant ainsi de tout dialogue avec l’intersyndicale.

Nous sommes le 11 mars et l’université n’a toujours pas de budget ! Il est temps de cesser le conflit sans fin entre le ministère et la direction de l’université. Nous exigeons :

–          Que l’état assume ses responsabilités et finance l’UVSQ à hauteur de ses besoins (une rallonge de 11M€).

–          Que ces moyens soient fléchés vers les formations, pour éviter que les errements budgétaires de la présidence de l’université se reproduisent.

–          Que la direction cesse toute politique de restriction budgétaire et se joigne à l’intersyndicale pour dénoncer le manque de moyens alloués à l’UVSQ

Pour finir, il est essentiel que les principaux acteurs concernés, étudiants et personnels de l’université, soient intégrés au « dialogue » qui a actuellement lieu uniquement entre le ministère et la direction de l’université. Pour ce faire, nous exigeons :

–         Que les représentants de l’intersyndicale soient reçus par le ministère.

–         Que la direction de l’université informe les usagers et le personnel de l’UVSQ sur les avancements de la situation.

Sébastien Ramage – Président de l’UNEF UVSQ
Contact presse : 06 77 93 50 66

L’UNEF refuse un budget insuffisant pour assurer de bonnes conditions de travail et la réussite des étudiants et s’inquiète de la situation financière de l’Université de Versailles Saint Quentin

L’UNEF refuse un budget insuffisant pour assurer de bonnes conditions de travail et la réussite des étudiants et s’inquiète de la situation financière de l’Université de Versailles Saint Quentin !

La dotation ministérielle annoncée le 16 décembre 2013 étant largement insuffisante pour permettre à l’université de remplir sa mission de service public, l’intersyndicale, CGT, SNESUP, UNEF a empêché la tenue du Conseil d’Administration de l’UVSQ du 17 décembre. Environ 150 étudiants et personnels étaient présents pour interpeller Mr Vayssière sur l’opacité du budget primitif, sur les conséquences désastreuses de celui-ci, et sur la nécessité d’assumer un budget en déséquilibre sans restrictions budgétaires.

L’UNEF a dénoncé une Dotation globale de fonctionnement en augmentation de seulement 1,24% pour combler un déficit qui s’élève à plus de 7 millions d’euros, une augmentation des charges que l’université doit assumer depuis le passage à l’autonomie et des choix contestables de la direction qui est davantage attachée à la réputation d’une poignée de formations et de laboratoires qu’à la réussite de l’ensemble des étudiants.

L’UNEF dénonce un double-jeu de la part de la direction qui, d’une part assume le vote d’un budget en déséquilibre, et d’autre part inflige des coupes budgétaires de près de 5 millions d’euros pour la formation et de 2 millions d’euros pour la rémunération des personnels de l’université.

Par cette action, l’UNEF a interpellée la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche ainsi que la direction de l’université et exige:

  • L’intégralité des moyens nécessaires pour le maintien et l’amélioration des services rendus par l’UVSQ en matière d’enseignement supérieur et de recherche sans réduction de l’offre de formation, ni de sa qualité, ni réduction de personnel, ni augmentation des frais d’inscription.
  • La garantie des conditions d’emploi et de rémunération des personnels par la ré- étatisation des traitements des fonctionnaires et des salaires des contractuels.
  • La mise en place d’un cadre national des formations et d’un fléchage des moyens vers les premiers cycles.
  • La création en positif des 1000 emplois répartis entre les différentes universités et que les 18 postes alloués à l’UVSQ soient réellement pourvus.
  • L’augmentation de la DGF pour les établissements d’enseignement supérieur.

En outre, l’UNEF est choquée par la proposition de la présidence de fermeture de l’université et refuse toute hypothèse de fermeture en février sous peine de mettre en difficulté les étudiants par une formation incomplète.

Lien PDF -> CP 18/12/13

Sébastien Ramage – Président de l’UNEF Versailles-Saint Quentin en Yvelines

06 77 93 50 66

Communiqué de presse de suite à l’intervention de Jean-Luc Vayssière du 20/11/13

Ce mercredi 20 novembre 2013, M. Jean-Luc Vayssière s’est exprimé dans l’amphithéâtre Diderot pour exposer à la communauté universitaire les difficultés auxquelles l’UVSQ fait face et quelles sont ses perspectives pour faire revenir le budget à l’équilibre. Les personnels et étudiants étaient nombreux pour exprimer leurs inquiétudes quant à la situation alarmante des conditions d’étude et de travail à l’UVSQ.

M. Vayssière a rappelé la situation déficitaire de l’université, la justifiant par un désengagement de l’état dans son financement, mais également en l’imputant à des mauvais choix budgétaires (partenariat public/privé) fait par la précédente direction. Il tente donc de se dédouaner de ses responsabilités en qualité de président.

Les membres de l’intersyndicale, dont l’UNEF, sont revenus sur les raisons de la situation budgétaire de l’UVSQ. Ils ont en effet rappelé la part de responsabilité de l’Etat qui ne donne pas les moyens suffisants pour permettre aux universités de fonctionner correctement. Mais, ils ont également rappelé la responsabilité de l’équipe présidentielle actuelle et précédente dans les difficultés financières rencontrées par l’UVSQ. Ils ont notamment martelé la nécessité de sortir du partenariat public/privé, gouffre financier pour l’université, et d’entrer en confrontation avec l’état pour exiger plus de financement, seules solutions qui permettront à l’UVSQ de sortir de l’impasse budgétaire.

L’UNEF a interpellé la direction de l’université sur les mesures d’économies budgétaires qualifiées de «  soutenables » par M. Vayssière. Nous avons rappelé que la baisse de 20% des budgets alloués aux composantes de l’UVSQ dès janvier 2013 ont eu des retombées insoutenables sur les conditions de vie et d’études des étudiants de l’UVSQ :  transformation de cours en petits groupes en cours en amphithéâtre, suppression d’options et de parcours voir même de semaine de cours entière, mise en place de capacité d’accueil, suppression du service de photocopies gratuites, non renouvellement de postes à la Direction de l’Insertion Professionnelle…

Nous avons fait entendre que nous n’accepterons pas que nos conditions d’études et nos formations soient une nouvelle fois la variable d’ajustement pour permettre à l’UVSQ  de faire des économies  et avons exigé que l’UVSQ sanctuarise et réinvestisse dans ses formations de 1er cycle. Malheureusement M. Vayssière n’a pu donner aucune garantie aux étudiants et les autres interventions de la communauté universitaire sont ensuite revenu sur la dégradation effective des conditions d’études dans leurs filières, notamment les filières STAPS et LEEI.

L’UNEF a par ailleurs confirmé qu’elle continue à mobiliser les étudiants pour préserver nos  formations et améliorer nos conditions d’étude en réaffirmant les revendications de l’intersyndicale FECR CGT – SNESUP FSU – UNEF :

–          nécessité d’un investissement massif de l’état dans l’ESR,

–          la mise en place d’un cadrage national des diplômes accompagné d’un fléchage des budgets alloués aux universités,

–          un accompagnement de l’Etat pour aider l’UVSQ à sortir au plus vite de son PPP économie d’énergie.

Nous continuerons à interpeller Jean-Luc Vayssière dans son intervention du  mardi 26 novembre sur le site de sciences (à Versailles) et appelons l’ensemble des étudiants en sciences à se mobiliser.

L’INTERSYNDICAL FERC-CGT SNESUP UNEF APPELLE A UNE ASSEMBLEE GENERALE DE L’ENSEMBLE DE LA COMMUNAUTE UNIVERSITAIRE VENDREDI 29 NOVEMBRE EN AMPHI DIDEROT.

Contact presse : Sébastien Ramage – 06 77 93 50 66

Version word: Communiqué de presse

Communiqué de l’intersyndicale Ferc-Sup CGT, Snesup FSU et UNEF de l’UVSQ — 19 novembre 2013 Situation budgétaire de l’UVSQ : irresponsabilités et incompétences élargies

L’annonce de Jean-Luc Vayssière, président de l’UVSQ, le 12 novembre dernier de la suspension immédiate du règlement des factures et des engagements a provoqué sidération et consternation au sein de la communauté universitaire de l’UVSQ. À juste titre. La situation budgétaire de l’UVSQ est en effet extrêmement préoccupante. Malgré la suppression d’un nombre important de postes en 2013 (gel d’une partie des recrutements et non remplacement des départs), et les mesures d’économie d’urgence imposées aux composantes et aux services, l’UVSQ en est réduite à demander en urgence une nouvelle avance sur dotation de 4 millions d’euros pour faire face à ses dépenses d’ici la fin de l’année civile. Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi ne découvrons-nous que maintenant l’ampleur du désastre ? Comment Sylvie Faucheux, ancienne présidente de l’UVSQ, pouvait-elle affirmer que nous figurions « parmi les rares universités françaises à ne pas avoir eu de difficultés à boucler notre budget 2012 et à ne pas geler de postes, nous en ouvrirons même plus de 60 en 2012 » (discours de la cérémonie des vœux prononcé le 12 janvier 2012) ?

Plusieurs raisons permettent d’expliquer la situation actuelle :

  • La première est nationale. Le budget de l’ESR pour l’année 2013 ne permet pas aux universités de mener leurs missions de service public dans de bonnes conditions. La loi LRU (Libertés et Responsabilités des Universités) et le passage aux Responsabilités et Compétences Élargies (RCE) – l’autonomie financière des universités – se sont soldés par un transfert insuffisant des moyens financiers de l’État vers les établissements en ne prenant notamment pas en compte l’évolution du glissement-vieillesse-technicité (GVT). Depuis plusieurs années, le budget de la MIRES est largement insuffisant et empêche les universités françaises de réaliser leurs missions de service public dans des conditions acceptables.
  • La deuxième raison est locale. En effet, l’UVSQ paye aujourd’hui, en sus, le prix de décisions prises par la direction de l’université depuis 2009. Le passage aux RCE a encouragé des prises de décisions précipitées, et contestables sur le fond, qui ont eu de fortes incidences financières. Citons pêle-mêle : la création anarchique d’instituts ou de fondations en tous genres, le déménagement à grands frais d’une équipe de recherche à Rambouillet… La liste est longue et souvent sans grand rapport avec les missions de service public d’une université. Toutes ces dépenses tablaient sur de prétendues ressources, qui ne sont jamais arrivées… Sur ces différents aspects, encore mal connus car ces décisions ont été prises dans une grande opacité, toute la lumière doit être faite, afin de prendre la mesure de leur contribution à la situation actuelle
  • Surtout, l’UVSQ s’est lancée dans des opérations immobilières bien aventureuses, via la signature des fameux PPP (Partenariats Public Privé), très en vogue sous le ministère Pécresse. La construction de l’UFR de médecine à Saint-Quentin-en-Yvelines et le contrat de performance énergétique signé avec Cofely ont ainsi été mis en place par la précédente direction de l’université (Sylvie Faucheux, Présidente, et par Jean-Luc Vayssière, alors Vice-président du Conseil d’Administration). Ces décisions, engageant l’UVSQ pour des dizaines d’années, ont été largement dénoncées par l’intersyndicale FSU et CGT, prédisant que ces engagements ne seraient pas soutenables à long terme par l’UVSQ. Les résultats sont aujourd’hui connus: ces PPP représentent une charge financière que l’université ne peut assumer.

Comment sortir de l’impasse budgétaire actuelle ?

Nous refusons l’option prise pour l’instant par la présidence de l’UVSQ qui ne remet pas en cause la sous-dotation budgétaire du ministère dans le cadre des « Responsabilités et Compétences élargies » (RCE) et sanctuarise les charges financières des PPP. Des réductions drastiques de la masse salariale, de l’offre de formation et du fonctionnement des laboratoires, ne laisseront de l’UVSQ qu’un ensemble de bâtiments vidés de ses étudiants et personnels, sans pour autant que l’on puisse affirmer aujourd’hui que cela garantirait à long terme le retour à un équilibre budgétaire (le premier « plan de retour à l’équilibre » a tenu moins de 6 mois, jusqu’au gel budgétaire actuel…). Cette solution, qui ne remet en cause ni le cadre structurel des RCE, ni l’incurie du budget de l’ESR ni la folie des PPP, revient à condamner l’UVSQ, avec des conséquences gravissimes pour les conditions d’études des étudiants et les conditions de travail des personnels.

Pourtant, nous pensons que d’autres choix sont possibles pour permettre à l’UVSQ, et plus largement les universités françaises, de continuer à assurer leurs missions de service public d’Enseignement Supérieur et de Recherche dans des conditions acceptables. Il s’agit de s’attaquer aux causes structurelles du déficit.

L’intersyndicale invite en conséquence l’ensemble de la communauté universitaire de l’UVSQ à se mobiliser massivement et exige :

1/ Le retour sur l’autonomie des universités et sur les RCE avec la ré-étatisation de la masse salariale, pour que l’État reprenne ses responsabilités et assure un fonctionnement pérenne du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.

2/ Une programmation pluriannuelle de moyens, intégrant des dispositifs de régulation nationale permettant de flécher les moyens, notamment vers les premiers cycles universitaires, garantissant l’égalité territoriale et permettant un développement pérenne de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

3/ l’engagement sans délai, comme exigé depuis des mois, d’une action visant à dénoncer les PPP en cours à l’UVSQ. La Ministre, Madame Fioraso, a elle-même mis en cause la logique des PPP, lors de son premier discours devant le CNESER en mai 2012. Nous demandons l’aide urgente des services du Ministère et de Bercy pour engager des actions visant à désamorcer ces bombes financières logées au cœur du service public.

Pour que vive le service public de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans les Yvelines !
Seul un mouvement local fort et relayé nationalement pourra parvenir à l’imposer.

Mobilisons-nous à l’issue de la rencontre initiée par Jean-Luc Vayssière Assemblée Générale à St Quentin le mercredi 20 novembre Amphi Diderot 11 heures 

Relation presse pour l’UNEF Yvelines : Sébastien Ramage, 06 77 93 50 66

Ci-joint le pdf du CP:
CP situation budgétaire de l’UVSQ

5 millions de déficit pour l’UVSQ Des moyens pour étudier pour des diplômes de qualité !

  La semaine dernière a été présentée au Conseil d’Administration de l’UVSQ la lettre de cadrage budgétaire pour l’année 2014. Elle recense l’ensemble des mesures d’économies que doit faire l’université ces trois prochaines années pour combler son défcit de 5 millions €. Certains de ces mesures sont la réduction de 10 % du volume horaire dans les maquettes, la suppression massive d’options et de parcours. Ces choix d’économies détériorent la qualité des diplômes délivrés par l’université. L’UVSQ, qui était auparavant classée 1ère université de France en matière de réussite en licence entre 2007 et 2010 opère un tournant dans sa politique reculant sur la réussite et la qualité des diplômes.

Le passage à l’autonomie des des universités (loi LRU) s’est réalisé par un transfert de charges vers les universités qui n’ont pas été compensées par l’Etat, forçant ainsi les établissements publics à mettre en place des mesures d’économies budgétaires et a trouvé par elles-mêmes de nouveaux fnancements pour le fonctionnement de leurs services. L’autonomie non fnancée, couplée à un sous-fnancement de la part de l’Etat pour l’ensemble des universités les a également conduit à se mettre en compétition les unes avec les autres afn d’attirer les étudiants les plus « doués » et a assumé des politiques de recherche et de formations élitistes :

  • Suppression de 10% du volume horaire de travaux dirigés par étudiant en droit et science politique.
  • Passage de 24 à 18h de cours pour les options en LLCE-Anglais
  • Remplacement de TD par des cours magistraux
  • Suppression de parcours et d’options
  • Mutualisation de cours de mentions de licences différentes
  • Réflexion sur les capacités d’accueil de certaines formations
  • Sélection à l’entrée de l’université
  • Augmentation de certaines prestations délivrées aux étudiants. (+80 % sur les polycopiés de TD en PACES)

La mission d’éducation et de formation du plus grand nombre dans les meilleures conditions n’est plus en mesure d’être remplie. Si l’UVSQ était la meilleure université entre 2007-2010 en matière de réussite, c’est parce qu’elle avait entreprit des choix politiques majeurs dans sa politique pédagogique : priorisation des Travaux Dirigés sur les cours magistraux, large choix d’option entrainant des cours en petit effectif, mise en place de dispositif d’accompagnement des étudiants (méthodologie – dispositif ABRI), pluridisciplinarité… Les seules perspectives que pose la présidence de l’UVSQ quant à ses investissements futurs reposent sur la communauté universitaire UPSa (Université Paris-Saclay). Si l’UVSQ peut recevoir de très gros fnancements pour des projet se concentrant sur une minorité d’étudiants, c’est l’UVSQ qui paiera ensuite la note sur ses propres ressources. Nous ne n’accepterons pas troquer l’excellence pour tous contre l’élitisme pour certains : les choix budgétaires entrepris par l’université ne vont pas dans le bon sens et ne lui permettent pas d’assurer sa mission de formation de tous les étudiants dans les meilleures conditions.


  Dans le cadre du prochain dossier de l’été de l’UNEF sur les budgets des universités, nous souhaitons interpeller l’Etat sur la nécessité de réinvestir dans les universités pour la réussite des étudiants et donner corps à l’esprit de la nouvelle loi relatif à l’enseignement supérieur.

  L’UNEF appelle dès la rentrée à la constitution d’une assemblée générale avec l’ensemble des étudiants et professeurs, syndicats et associations pour discuter de la situation financière de l’université.

Thibault Leblanc, relation presse, vice-président de l’Assemblée Générale des Etudiant-es des Yvelines

Hugues Hiron, élu au CA de l’UVSQ, président de l’Assemblée Générale des Etudiant-es des Yvelines

Retrouvez ici notre communiqué de presse : CP juillet 2013