Compte-rendu du séminaire d’AGE du 24 mai

Vendredi 24 mai s’est déroulé le séminaire d’AGE. Ce fut un moment où nous avons pu dresser le bilan de l’année et élaborer de nouvelles perspectives pour l’année prochaine. Vous trouverez ici le Procès Verbal PV séminaire 24.05.

Programme :

  1. Bilan d’activité (ressenti personnel de chacun, réflexion sur les points à améliorer qui ont marqué l’année)

  2. Quels nouveaux droits en termes de condition de vie et d’étude des étudiants (nouveaux acquis pour l’ensemble des étudiants, au niveau local)

  3. Quelles nouvelles marges de manœuvre doit trouver l’AGE pour toujours plus informer et politiser la communauté universitaire (étudiants, profs, personnels), à l’UVSQ et en dehors

  4. Comment se réinvestir dans la construction de la vie étudiante (développer la coopérative, renouveler nos liens avec les associations étudiantes, actions spécifiques…)

Compte-rendu

  Le but de ce séminaire était de permettre aux militants d’échanger sur leur ressenti de l’année qui s’achève et de réfléchir aux perspectives à se donner pour l’année prochaine.

1. Bilan d’activité.

La conclusion de cette année est bonne puisque l’UNEF en est sortie plus forte. En effet, l’Assemblée Génarale Etudiante (AGE) a su recruter de nouveaux militants sur différents sites, ce qui a permis une meilleure réflexion sur l’activité et plus d’efficacité en terme de militantisme. Ce renouvèlement d’effectif militant a permis au syndicat de gagner les élections CROUS, ce qui a permis de sensibiliser les étudiants au projet de l’UNEF et de s’imposer comme organisation représentative et incontournable à l’UVSQ. L’UNEF a également été efficace dans sa campagne sur la suppression des heures de TD à l’UFR de droit, même si les pétitions n’ont pas permis d’instaurer un rapport de force suffisant pour faire reculer l’administration. Cet échec est dû en partie aux autres organisations étudiantes qui sont restées passive face à ce recul pédagogique. L’unef peut aussi se féliciter de son dynamisme pendant la campagne mariage pour tous, aidé par une petite visibilité médiatique locale. Le seul point qui modère ce bon bilan est une mauvaise gestion de la coopérative à partir du mois de Février, ce qui a fait perdre en visibilité le syndicat.

2. Quels nouveaux droits en terme de condition de vie et d’étude des étudiants.

L’UVSQ subit des difficultés budgétaires grandissantes. Grâce à son implantation dans plusieurs conseils, l’UNEF reste informée des différentes mesures de l’université pour y faire face, mais les marges de manœuvres pour contrer certaines mesures restent restreintes car l’UNEF est la seule organisation étudiante à prendre position face à l’administration. Le syndicat doit se doter de tous les moyens à sa disposition pour mobiliser les étudiants, car il n’y a que comme ça que le rapport de force pourra s’inverser en notre faveur, pour de meilleures conditions d’étude et la garantie d’un diplôme de qualité, il faudra répondre présent si l’université procède à une augmentation des frais d’inscriptions pour les étudiants étrangers. Mais loin de garder une posture défensive, l’UNEF devra être à l’initiative de nouveaux dispositifs pour les étudiants : un bureau des stages efficace pour que la recherche de stage ne dépende plus de ses pistons ou de la chance, généraliser les stages à l’intérieur des cursus pour une meilleure professionnalisation, des cours de langue pédagogiques et permettant une réelle progression, impulser la création d’un centre de soins car la précarité sanitaire des étudiants est grandissante et l’université se doit de répondre à cette problématique, se battre pour la diminution des tarifs des cafétérias, garantir l’égalité entre étudiants étrangers et étudiants français. Pour les étudiants de DSP, l’investissement de l’UNEF doit être double au risque de voir les droits étudiants régresser encore. Il faudra garantir la semaine de révision promise par la directrice d’UFR au prix du sacrifice des heures de TD. En matière de vie étudiante, nous devons revendiquer la pause méridienne de 2h afin que chacun ait le temps de déjeuner de manière équilibrer et faire des activités culturels et ludiques proposés par la DVE ou les associations étudiantes. D’autres idées ont été soulevés, notamment la création d’un chèque livre à la rentrée pour acheter des bouquins, l’ouverture du CEREL (laboratoires de langue) gratuit pour tous les étudiants.

3. Quelles nouvelles marges de manœuvre doit trouver l’AGE pour toujours plus informer et politiser la communauté universitaire.

Il est évident que l’activité du syndicat et son efficacité dépendent de ses militants. Il est donc de la responsabilité de chacun de recruter et faire adhérer un maximum d’étudiants, car l’adhésion reste le meilleur moyen de se tenir informé via la mailing list, les réunions hebdomadaires et les événements régionaux ou nationaux organisés par le syndicat. Grâce à ces éléments, l’UNEF peut informer et sensibiliser au mieux les étudiants. Pour autant d’autres outils de diffusion sont nécessaires et l’AGE créera à la rentrée une commission responsable de l’organisation de conférences ou de semaines thématiques, sur des grands sujets de société ou sur la politique universitaire. Il est important qu’un maximum de jeunes puissent se saisir au maximum des outils démocratiques et des enjeux politiques. Au moins 2 à 4 événements de ce genre par semestre sont à envisager. Les militants se pencheront également sur la création d’un journal mensuel local (projet qui a déjà été réalisé il y a plusieurs années) afin d’explorer un autre moyen d’informer sur les campagnes du syndicat.

L’information c’est aussi connaître au mieux ses droits, c’est pourquoi l’UNEF élaborera un livret « dispositifs jeunesse » pour les Yvelines qui recensera l’ensemble des dispositifs des collectivités locales pour les jeunes. Ce livret pourra notamment être distribué dans les lycées avec l’aide des syndicats lycéens (UNL). Nous devons continuer l’organisation des réunions de pré-rentrées mais également améliorer les livrets d’accueil et mener les campagnes SOS examens pour rappeler l’ensemble des droits des étudiants.

Il est également important que chaque militant soit formé à la défense individuelle afin de régler les problèmes d’inscriptions, de bourses, de logements, de litiges avec l’administration et de titre de séjours et réouvrir un cahier d’AGE pour recenser l’ensemble des cas de défenses individuelles.

4. Comment se réinvestir dans la construction de la vie étudiante.

L’UNEF a pour mission de développer la vie étudiante, via ses services et son activité. Jusqu’ici, ce domaine était négligé par l’AGE, mais il est impératif d’y remédier. Pour ce faire, la coopérative doit être développée. Un référent au coopératisme sera nommé à la rentrée et sera chargé de gérer ce service en collaboration avec le trésorier. Le bureau national nous a proposé de nous fournir des exemplaires de différents quotidiens nationaux, ce qui pourrait aboutir à la création d’un espace détente dans le local du hall Vauban. Cet espace permettrait un contact encore plus facile avec les étudiants et serait un outil de syndicalisation supplémentaire. Afin de participer au développement d’un modèle de vie étudiante plus respectueux des individus, l’UNEF se doit de tisser des liens avec les associations étudiantes non-corporatistes qui agissent sur l’université et promouvoir le travail de la DVE qui propose déjà des services de qualité en matière de tarifs avantageux pour la culture, en matière d’aide aux étudiants étrangers et de logements. Nous devons également remédier au problème de la photocopieuse. Elle est en panne depuis assez longtemps, or dans le cadre de restriction budgétaire (le nombre de copie étant limité par étudiant), et quand la DVE est fermée aux horaires de midi, les étudiants s’adressent à nous pour les photocopies (qui sont gratuites).

Nous devons également nous investir avec la LMDE pour mener des actions de préventions auprès des étudiants, et pourquoi pas tenir des stands d’Alcotest et préservatifs à la sortie de soirées universitaires.

MOTION des élus CGT-FSU et SNPTES-UNSA au Comité Technique de l’UVSQ en séance du 13 mai 2013 contre les mesures de restrictions budgétaires

 Les représentants des organisations syndicales, informés comme l’ensemble des personnels par un message de Jean-Luc Vayssière, président de l’UVSQ, de l’ampleur du déficit (5,5 millions d’euros) contestent avec vigueur l’imposition de mesures de restrictions budgétaires, en ce qu’elles portent directement atteinte aux conditions de travail et d’études des personnels et des étudiants. Notamment, les «demandes » faites aux composantes de réduire de 10% les coûts des maquettes d’enseignement, la réduction  du nombre de contrats doctoraux,  la réduction des crédits alloués à l’entretien du patrimoine et à sa sécurité, le renoncement au Plan Réussite en licence, etc… ne pourront que gravement entacher le bon fonctionnement du service public d’enseignement et de recherche à l’UVSQ.

  Le déficit actuel est pour une part la conséquence directe de la LRU et des RCE qui ont placé les universités dans une situation d’asphyxie financière et de pénurie, autant de réformes qui ont été systématiquement soutenues et défendues par la direction de notre université, et ce malgré les mises en garde répétées et l’opposition des organisations syndicales. Mais dans ce cadre, des choix récents ont sans doute aussi contribué à la situation actuelle, comme par exemple l’usage inconsidéré des PPP, les projets créés et aussi vite abandonnés comme le Pres Cergy, la démultiplication anarchique des instituts et des fondations.

  Nous demandons solennellement à ce qu’une mise à plat de la situation financière de l’université soit réalisée et rendue publique dans les plus brefs délais afin de connaître les origines précises et l’ampleur exacte du déficit et comptons sur l’engagement de notre président de sauvegarder l’emploi dans notre établissement.

  Les élus CGT-FSU et SNPTES-UNSA du CT de l’UVSQ

Communiqué de presse. Contribution de l’Union Nationale des Étudiants de France pour le contrat quinquennal de l’UVSQ

Communiqué de Presse, contribution de l’Union Nationale des Étudiants de France au contrat quinquennal d’établissement
Le 23 et 25 avril a eu lieu la présentation des résultats sur le questionnaire des conditions de vie et d’études des étudiants dans le cadre du prochain contrat d’établissement.
L’UNEF soutient grandement cette initiative de la présidence qui rappelle que l’étudiant en plus d’être un usager du service public, est aussi un acteur incontournable de la politique de son établissement. Notons cependant la faible participation à cette consultation (environ 600 étudiants qui ont pu donner leur avis), c’est pourquoi nous souhaitons que ce genre d’initiative puisse se reproduire en privilégiant d’autres supports comme la consultation des étudiants directement dans leurs cours, et en expliquant aux étudiants les enjeux de cette consultation. Nous déplorons par la même occasion la très faible participation des étudiants et des organisations étudiantes représentatives ou non représentatives à ces ateliers. Seuls 2 étudiants en plus des militants de l’UNEF s’étaient donné la peine de se déplacer dans ces ateliers.
Malgré cela, les débats et les propositions furent constructifs. Il s’agit donc pour nous de relayer ici à l’ensemble de la communauté universitaire, l’ensemble des propositions que nous avons pu formuler au cours de ces ateliers.

Attractivité et relations internationales : la généralisation d’un guichet unique pour les étudiants étrangers.

Au même titre que nous avons accueilli de manière très favorable l’annonce du ministère sur la mise en place d’un titre de séjour pluriannuel dès le début de la licence pour les étudiants étrangers, la généralisation du guichet unique dans toutes les universités dès l’année prochaine pour les étudiants étrangers est une bonne nouvelle. Rappelons que les étudiants étrangers subissent aujourd’hui une triple précarité. Une précarité sociale qui oblige les étudiants étrangers à justifier plus de 7000€ sur un compte en banque pour pouvoir étudier, tout en n’ayant pas accès au système d’aide sociale. Une précarité pédagogique où les supports et les cours ne sont pas tous adaptés (Barrière de langue, traducteurs etc …). À cela s’ajoute une précarité administrative, où les étudiants étrangers doivent jongler entre préfecture et ministère pour leurs inscriptions, à renouveler tous les ans. Nous soutenons l’implication et l’avance de l’UVSQ pour l’accueil des étudiants étrangers notamment avec la mise à disposition d’un kit d’accueil ainsi que le fait d’aller les chercher directement à l’aéroport, le partenariat noué avec la préfecture des Yvelines qui permet aux étudiants de se faire aider dans leurs démarches par la DVE. La généralisation du guichet unique pour tous les étudiants étrangers partout en France est donc quelque chose de très positive qui facilitera grandement les démarches administratives et donc l’image d’une université ouverte sur le monde, ne mettant pas des bâtons dans les roues à ces étudiants.

Toujours sur l’international, le questionnaire montre par ailleurs des faiblesses concernant l’enseignement des langues. L’UNEF avait mené une enquête similaire sur un échantillon de 300 étudiants et le constat est similaire, les étudiants n’étant pas satisfaits de la qualité des enseignements pointaient le problème que ces enseignements étaient très peu pratique mais a l’inverse, très, voire même trop théorique. Les étudiants souhaitent, en plus d’avoir plus d’heures de cours, sur les bases théoriques de leur discipline (grammaire traduction, version), des heures réservées à la conversation orale, meilleur outil pour mettre en pratique leur savoir. C’est pourquoi nous souhaitons que l’UVSQ se fixe pour objectif et se donne les moyens pour qu’à la fin de chaque licence, l’étudiant puisse savoir écrire et parler la/les langues vivantes de son choix.

Formation et insertion professionnelle : nous voulons des stages !

L’UVSQ place beaucoup d’importance pour l’insertion professionnelle des étudiants. Par ailleurs, ces dernières années, l’UVSQ a su innover avec l’appui des étudiants dans de nouveaux dispositifs tels que les cours de méthodologie universitaire ou le dispositif ABRI – qui permettent une meilleure insertion d’abord dans l’université puis dans le monde du travail. L’enquête montre qu’il reste beaucoup à faire pour l’UVSQ. Beaucoup d’étudiants s’inquiètent de la reconnaissance de leurs diplômes dans le monde du travail. L’UVSQ doit donc se doter de nouvelles marges de manœuvres pour l’insertion professionnelle de ses étudiants et pas uniquement en se reposant sur des réseaux d’anciens étudiants. Le travail déjà effectué par la DRIP doit être pour nous un point d’appui pour aller plus loin afin que les mesures d’insertion professionnelle soient plus systématiques dans les formations. Rédaction de CV, entraînement à des entretiens d’embauches, cours de Droit du travail, ces modules de formations doivent être obligatoires dans toutes les licences.
Par ailleurs l’expérience professionnelle par les stages est une valeur ajoutée au diplôme Malheureusement on observe de profondes inégalités d’accès aux stages: ceux qui ont la possibilité de faire des stages dans leur cursus et ceux qui n’ont pas cette possibilité, ainsi que ceux qui font des stages hors cursus et ceux qui ne peuvent pas. Ces inégalités sont dus à un désengagement du service public à la professionnalisation des études, mais aussi à cause d’inégalités sociales. Comment obtenir un stage lorsque celui-ci n’est pas rémunéré alors que nous devons travailler l’été pour subvenir à nos besoins pour nous payer des vacances, voire l’année universitaire suivante ? En adéquation avec les annonces ministérielles, nous souhaitons que les stages soient maintenant inclus dans le cursus universitaire de manière obligatoire dès la licence ! De plus, la recherche d’un stage en rapport avec nos études relèvent souvent du parcours du combattant. Soit l’étudiant dispose d’un réseau qui lui permet de trouver un stage plus facilement (le stage piston), soit il doit trouver un stage rapidement même si celui-ci n’a aucun rapport avec son projet professionnel.

Ces stages devront donc respectés 3 critères :

  • Des stages conventionnés par l’UVSQ dans toutes les licences. La recherche de stage ne doit pas être du ressort de l’étudiant mais celui de l’université. L’UVSQ ou l’UFR, grâce au travail de la DRIP, doit donc être le lien entre l’étudiant et l’entreprise, le service public ou l’association.
  • Des stages pédagogiques. Le stage doit permettre à l’étudiant de développer ses qualifications et de les mettre en pratique. La convention de stage doit être précise sur les missions que l’étudiant doit effectuer. Elle devra s’accompagner d’un référent pédagogique sur le lieu de stage ainsi que d’une évaluation du stage à posteriori par l’étudiant afin d’améliorer pour les suivants.
  • Des stages rémunérés. L’UVSQ n’a que très peu de marges de manœuvres concernant la rémunération, elle doit cependant autant faire que ce peut, que le stage soit rémunéré à hauteur de la moitié du SMIC horaire dès le premier jour de stage. En effet, être en stage c’est potentiellement abandonner un travail alimentaire au cours de ses études, tout travail mérite salaire !
Vie étudiante, le droit au loisir et à la culture

Le questionnaire sur les conditions de vie des étudiants ne remet pas en cause les différentes activités menés par les associations ou la DVE à l’UVSQ, mais pointe le manque de temps de la part des étudiants pour pouvoir y participer. L’éclatement de l’université nuit au dynamisme de campus. Pourtant l’université ne doit pas être qu’un lieu d’enseignement strictement académique. En plus de son rôle éducatif, l’université est aussi le lieu de l’émancipation culturelle.
Une vraie politique de vie étudiante doit être mise en adéquation avec les emplois du temps. Certaines universités ont même mis en place la banalisation des cours un après-midi dans la semaine afin que l’ensemble des étudiants puissent participer aux activités proposées par les associations étudiantes ou sportives et la Direction de la Vie étudiante. C’est pourquoi une réflexion sur les emplois du temps doit être menée. Nous proposons que les emplois du temps intègrent une pause méridienne de deux heures, afin que nous puissions déjà prendre le temps de manger au déjeuner mais aussi avoir du temps pour participer à des activités culturelles. Ça doit être aussi un vrai moment de pause afin de pouvoir reprendre sereinement les cours de l’après-midi.

Nous souhaitons également la rematérialisation des chaînes d’inscriptions au cours de l’été. Il est important pour le primo-arrivant de voir que l’université n’est pas qu’un lieu d’étude, mais aussi un lieu de vie lorsqu’il arrive la première fois à l’université. C’est aussi un moment très important de visibilité pour les associations afin que l’étudiant connaisse mieux les projets de ces associations au cours de l’année.

La maison de l’étudiant prévue pour 2015 doit être aussi un lieu consacré pour les étudiants. La MDE prévoit un centre de soin, la DRIP et la DRI, des locaux pour les associations étudiantes, des grandes salles ainsi qu’une cafétéria. Nous souhaitons donc qu’il y ait en plus:

  • Des salles de projections et de théâtre
  • Un local pour la mutuelle des étudiants (LMDE et autre)
  • Une coopérative étudiante qui distribuerait des produits de premières nécessité à prix cassé, voire des AMAP ; en relation avec des associations étudiantes.
  • Que la cafétéria soit gérée par le CROUS. Au vue de la gestion privée qui existe au bâtiment Simone Veil et aux prix exorbitants qui y sont pratiqués, ceci n’est pas négociable pour l’UNEF et détermine une ligne rouge à ne pas franchir.
  • Nous souhaitons que le centre de soin intègre pas seulement des généralistes, mais également des professionnels spécialistes. (Gynécologue, ophtalmologistes, psychiatres …)

 

L’UVSQ possède de nombreux atouts et fait déjà beaucoup pour les étudiants de son territoire. Tout cela doit être donc des points d’appui pour pouvoir améliorer toujours plus le service public de l’enseignement supérieur et jouer pleinement son rôle d’université de proximité.

Un statut pour les étudiants en situation d’emploi !

Certains étudiants cumulent à la fois le statut d’étudiant ainsi que celui de salarié. Or à partir d’un certain nombre d’heure de travail hebdomadaire, le salariat peut réellement devenir un handicap pour la réussite de nos études. Afin de pouvoir concilier les deux, les élus UNEF vont proposer au prochain Conseil des Études et de la Vie Universitaires, un statut pour les étudiants salariés. Ce statut pose des droits nouveaux ou pas tout à fait acquis dans certains UFR pour eux comme

  • une possibilité de changer de groupe de TD et TP dont les horaires ne se superposent pas avec son emploi.
  • d’un contrôle terminal intégral ou choisir les UE pour lesquelles nous souhaitons être en contrôle terminal
  • d’un tuteur pédagogique avec qui il/elle devra avoir au moins un rendez-vous mensuel pour aider l’étudiant à concilier au mieux salariat et études.
  • d’un support pédagogique (cours en ligne sur l’ENT, exercices faits en TD).
  • d’une convocation écrite à chacune des épreuves terminales au moins 8 jours ouvrés avant la date de l’examen.

Vous trouverez l’intégralité du texte initial élaboré par vos élus dans ici : Statut de l’étudiant salarié

Le processus est le suivant: dépôt du texte le 17 avril 2013, puis discussion et débat avec le bureau du CEVU composé de manière restreinte de professeurs et d’étudiants. Mis au vote du texte final discuté et débattu précédemment au CEVU du 16 mai 2013.

Le 21 Novembre, on vote UNEF pour tout changer – Bilan

 L’action des élus UNEF au CROUS c’est :

 

• Pour les étudiants boursiers, la mise en place d’un dixième mois de bourse et le maintien de la bourse en cas de redoublement
• Pour ceux qui n’ont pas droit aux aides et qui galèrent, la mise en place des aides d’urgences du CROUS 
• Pour les étudiants étrangers, l’accès aux aides d’urgences du CROUS 
• Le passage de 2000 constructions de logements étudiants, à 4000 par an, dont la construction de la cité U de Buc.
• Le développement du chèque santé régional
• Le gel des tarifs en cafétéria 2 années de suite !

 

Le 21 novembre, on vote UNEF pour tout changer !

Mettre en place un statut social pour garantir notre autonomie

Lorsque nous étudions, nous travaillons pour notre avenir mais aussi pour tirer toute la société vers le haut. La France manque d’ailleurs de diplômés d’après l’OCDE. Pourtant, il n’existe aucune protection pour nous accompagner durant cette période. Avec la crise, cette fragilité nous met en danger en nous obligeant à trouver par nous-mêmes les moyens d’obtenir un diplôme. Majeurs civilement, nous ne pouvons plus être considérés comme des mineurs dont l’avenir dépend uniquement du niveau de revenu et de la bienveillance de nos parents. C’est pourquoi l’UNEF se bat pour que la société reconnaisse que nous sommes indispensables et nous garantisse notre droit à la formation par la création d’un statut social étudiant. De la même façon que la collectivité s’organise pour aider les retraités après leur vie active, elle doit nous aider à devenir des travailleurs à part entière.

Le système actuel ne nous protège pas, pire il accentue les inégalités. Il est :

Ces aides ne nous permettent pas d’étudier dans de bonnes conditions : c’est tout le système qu’il faut changer ! En supprimant la demi-part fiscale pour consacrer l’argent aux étudiants, l’Etat a les moyens de doubler le budget des aides sociales et de créer une aide qui corresponde à nos besoins.

Mettre en place un statut social pour garantir notre autonomie

Le premier frein à la réussite, c’est la barrière financière. Le coût de la vie étudiante ne cesse d’augmenter, mais 80% d’entre nous n’ont pas le droit aux bourses. Nous sommes ainsi 50% à devoir travailler pour financer nos études, quitte à rater des cours ou des examens. Derrière la diversité de nos galères, il y a un besoin commun : celui d’être protégé financièrement pour nous consacrer à nos études. L’UNEF revendique la mise en place d’une allocation d’autonomie qui remplace notre système actuel d’aides sociales. L’allocation d’autonomie c’est la garantie que chaque jeune, quelle que soit son origine, ait les moyens pour étudier et s’élever socialement.

Cette allocation doit être :

UNIVERSELLE Pour qu’aucun jeune ne soit obligé de renoncer à des études pour des raisons financières ou familiales, elle doit être accessible à tous.

SUFFISANTE Pour étudier sans dépendre des contraintes familiales ni d’un travail salarié, l’allocation d’autonomie doit couvrir l’ensemble de nos besoins. C’est la condition pour que nous puissions réellement nous concentrer sur notre réussite.

CALCULÉE EN FONCTION DE NOTRE SITUATION PROPRE et non plus celle de nos parents, afin que nos aides correspondent à nos besoins. C’est nous qui sommes dans les amphis, pas nos parents !

Un statut social c’est l’ouverture de droits fondamentaux pour notre autonomie

L’UNEF se bat pour que le quotidien des étudiants change sur tous les plans. En particulier elle défendra :

 

 

Les logements proposés par le CROUS sont peu nombreux et ceux du privés sont trop chers et demandent des garanties trop contraignantes.

C’est pourquoi l’UNEF demande :

• Le lancement d’un plan national de construction de logements du CROUS
• La revalorisation de 20% des aides au logement
• La mise en place d’un cautionnement solidaire national pour tous ceux ne bénéficiant pas de garants

Trop d’étudiants ne se soignent pas faute de moyens financiers. Pour nous, l’accès à la santé est un droit fondamental et non un business. C’est pourquoi l’UNEF demande :

• La mise en place d’un chèque santé national, pour permettre à chacun d’accéder à une complémentaire santé
• Le développement des Centres de Santé sur les campus qui permettent aux étudiants de se soigner gratuitement

La vie étudiante est un pivot essentiel de notre émancipation. Pouvoir étudier et surtout s’épanouir dans sa vie d’étudiant, demande l’ouverture de nouveaux droits. C’est pourquoi l’UNEF demande :

• La généralisation du demi-tarif étudiant dans les transports
• Des points de restauration du CROUS sur tous les campus
• L’élargissement du pass’culture à toutes les académies pour que l’argent ne soit pas une barrière au monde culturel
• Le développement des bourses de mobilité (ERASMUS)

Donner la priorité aux jeunes c’est investir pour notre avenir !

Depuis cinq ans, l’investissement de l’Etat diminue dans les CROUS. Que nous soyons boursiers ou non, nous subissons directement les conséquences de ce désengagement : augmentation des tarifs de restauration, des loyers de cités U, retards dans le versement des bourses… Nous attendons que le changement de gouvernement mette fin à cette situation. A l’heure où le coût de la vie a augmenté deux fois plus vite pour les étudiants que pour le reste de la population, investir dans le service public des CROUS et permettre aux étudiants de bénéficier de tarifs sociaux est une priorité.

Notre autonomie c’est aussi garder le système des APL !

Le gouvernement a annoncé une négociation et la remise à plat de toutes les aides. C’est une bonne chose car ces aides sont multiples et inadaptées à nos besoins. Pourtant, en période de rigueur budgétaire, la tentation de faire des économies sur le dos des jeunes est forte. La ministre de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, a évoqué la possibilité de supprimer le droit pour tous les jeunes de toucher des aides au logement, pour ne les attribuer qu’en fonction du revenu des familles. Si cette mesure était prise, elle supprimerait les APL de près de 450 000 étudiants. L’UNEF défendra par tous les moyens les aides au logement, seules aides à l’autonomie existantes aujourd’hui, elles sont également indispensables pour accéder à un logement lorsqu’on est étudiant.

Etudiants d’universités, d’écoles, d’instituts : exigeons le même accès au CROUS !

Aujourd’hui tous les étudiants n’ont pas accès aux aides du CROUS. Dans de nombreux établissements les étudiants rentrent dans un autre système de bourses et de services sociaux. Seul le CROUS garantit un accès à l’ensemble des droits existants pour les étudiants. Nous demandons donc le rattachement de l’ensemble des étudiants au système géré par le CROUS.

Etudiants étrangers, étudiants français, nous faisons les mêmes études, nous devons avoir les mêmes droits !

En France, plus d’un étudiant sur dix est étranger et subit des discriminations. Ils n’ont pas accès aux aides sociales, sont en difficulté pour accéder à un logement, doivent justifier de leurs bulletins de notes à la préfecture. L’UNEF se bat pour que les étudiants étrangers aient les mêmes droits que les autres. L’UNEF défendra :

 

• L’ouverture du système d’aides sociales aux étudiants étrangers
• L’application du titre de séjour pluriannuel, pour qu’un étudiant soit protégé durant l’ensemble de son cursus
• La suppression des taxes exigées lors de la demande de titre de séjour, et l’abaissement du niveau de ressources exigé

 

 

Le nombre d’inscrits en PAES décolle, pas le Numerus Clausus …

Alors que la nouvelle faculté de sciences de la Santé est ouverte, que déjà des problèmes de places surgissent. Deux amphis de 400 places étaient prévus pour les étudiants en première année. Mais la SADEP, l’organisme chargé de la répartition des étudiants en première année de médecine dans les facultés d’île de France n’a pas correctement fait son travail, auquel s’ajoute une hausse spectaculaire du nombre d’inscrits cette année. C’est environ 880 étudiants qui se retrouveront sur les bancs de la fac pour l’année 2012/13 contre 810 en 2011/12. De ce fait, l’amphi normalement attribué aux étudiants de 2e et 3e année sera attribué à ce surplus de 70 étudiants. Ces 70 étudiants étaient au préalable affectés à l’université Paris Descartes alors qu’ils habitaient à Saint-Quentin en Yvelines ! De plus ces étudiants ont tous eu mention Très Bien au baccalauréat. Se pose donc la question d’une hausse, légitime, du Numerus Clausus à l’UVSQ.

 

Premièrement, le numerus clausus 2012 était de 114 places (chez les médecins). Ce qui revient alors avec le nombre d’étudiants d’aujourd’hui à un taux de réussite de 12,9% soit l’un des plus bas de France. On pourrait faire le même raisonnement pour les autres orientations médicales et para-médicales (Sage-femme, odontologie, pharmacie). Pour revenir à un taux identique il faudrait un numerus clausus entre 123 et 124 places.

Deuxièmement, cette hausse 70 étudiants n’est pas une hausse d’étudiants  »représentatifs » de la population primo-entrante, mais des mention TB, dont les statistiques de réussite avoisinent les 50% dès le premier essai. De ce fait, ce n’est même pas de 9 places qu’il faut augmenter, mais bien d’environ 35 !

Faut-il donc sacrifier 35 futurs médecins, alors que la démographie médicale Française ne cessent de baisser et les demandes de soins d’exploser depuis des années, à cause d’une bourde administrative ?

Lors de la prochaine réunion d’AGE la question sera mise sur la table afin de trouver des solutions auprès des pouvoirs publiques.

Publicités, cours particuliers … Attention à vos données personnelles !

Hier, voici ce que des étudiants en première année de médecine ont pu trouver dans leur boite e-mail :

Début du message transféré :
Expéditeur:
Date: 20 août 2012 13:47:07 HAEC
Destinataire:
Objet: STAGES INTENSIFS DU 27 AU 31 août 2012 – CHIMIE  PHYSIQUE
Mademoiselle, Monsieur,

Vous vous apprêtez à entamer une deuxième année de PACES,  particulièrement exigeante comme vous le savez, tant sur le plan de la « profondeur » du programme que de la difficulté liée à la nature des examens finaux. En effet, le numerus clausus impose une compétition intense entre les étudiants.

Nous vous proposons des stages intensifs de prérentrée vous permettant de vous immerger dans ce programme au Château du Breuil (Garancières, 78) du 27 au 31 août.

Tous nos enseignants sont experts dans les matières enseignées disposant d’un niveau d’études et d’une expérience significative.

Vous pouvez consulter le programme des stages à l’adresse suivante:

http://www.stages-intensifs.fr/stages-intensifs-d-ete-2012/programme-de-stage-pour-les-eleves-integrant-la-premiere-annee-de-fac-de-medecine/

Vous pouvez télécharger le dossier d’inscription à l’adresse suivante:

http://www.stages-intensifs.fr/stages-intensifs-d-ete-2012/

 

Attention: nombre de places limitées

Cordialement,
—————————————————————————-

(le nom de l’enseignant restera anonyme)

Enseignant de chimie au département de chimie

Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines

Tél : 06.XX.XX.XX.XX                                                                              

Florian CAMPUZAN

Président et animateur du Réseau National des Professeurs Indépendants

www.reseau-des-professeursparticuliers.fr

Tél : 06.80.31.93.32

 

Suite à cela nous avons d’emblée exiger des explications à l’Université:

« Le 20.08.2012 16:13, Thibault Leblanc a écrit :

Monsieur le Doyen, monsieur le vice-doyen de la faculté de médecine,
  Certains étudiants ont pu trouver dans leur boîte email, un message publicitaire pour des cours intensifs PRIVÉS, que vous trouverez ci-dessous. 
  Il y a trois choses étonnantes dans cet email.
  Premièrement, comment cet organisme privé a pu se fournir les e-mails de ces étudiants ?
  Nous avons tout d’abord penser que la prépa Médisup donnait ou revendait les emails de ses clients à d’autres organismes privés. Nous n’avons cependant trouvé aucun contrat, aucune clause qui stipule que les e-mails seraient susceptibles d’être transmis ou autre. Donc soit c’est illégal et attaquable à la CNIL et il est inutile que vous portez attention plus longtemps à ce mail, soit les données personnelles ont été transmis par un autre organisme.
  Deuxièmement, le mail précise la situation personnelle de l’étudiant, à savoir:  »Vous vous apprêtez à entamer une deuxième année de PACES ». Comment un organisme étranger à la faculté peut obtenir de telles données ??
  Troisièmement, et peut être est-ce une réponse aux questions précédentes, le mail est signé par: 
X X X
Enseignant de chimie au département de chimie
Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines
Tél : 06.XX.XX.XX.XX

  Si cet enseignant a effectivement pu avoir accès à des données personnelles de certains étudiants, et les a transmis à des fins commerciales, cela est illégal et inacceptable. Le syndicat UNEF que je représente, attaché à l’égalité des droits, au mérite par son propre travail et non par l’argent, à la défense individuelle des droits matériels et moraux des étudiants, attend des éclaircissements sur cette affaire, à savoir si cet enseignant pouvait avoir accès aux informations personnelles des étudiants et si l’UVSQ était au courant que de tel acte pouvait se passer en son sein.

Réponse du vice-doyen:

Le 20 août 2012 à 16:51, Philippe de Mazancourt <philippe.de-mazancourt@uvsq.fr> a écrit :

Monsieur

Je vous remercie de m’avoir alerté. L’enseignant qui a utilisé les données d’e-campus ignorait que celles ci ne pouvaient être utilisées dans ce contexte, même quand la liste n’a pas été « revendue » puisqu’il agit pour son propre compte et qu’il enseignait chez nous. Je viens de le joindre, il s’est engagé à ne plus les utiliser, et à recruter ses étudiants par des procédés plus habituels. Il m’a assuré qu’il était désolé et que c’était par ignorance. Pour ma part, je me contenterai d’organiser une campagne de sensibilisation auprès des enseignants. Merci pour votre message, cordialement, P de Mazancourt

Notre réponse:

Monsieur le vice-doyen,
  Je viens d’avoir l’enseignant en question au téléphone, il s’est expliqué, et nous n’irons pas plus loin dans une procédure disciplinaire. 
  Nous vous remercions pour votre réaction rapide et efficace, et comptons donc sur votre campagne de sensibilisation.

  Cordialement,

Thibault Leblanc

Élu étudiant UNEF au Conseil d’administration de l’UVSQ, suppléant de Hugues Hiron

 

Les étudiants ont des droits. Nos données personnelles hébergées par l’université ne doit pas être exploitées à des fins commerciales. (d’autant que le stage intensif coutait 815 € pour 2 jours). Nous espérons donc que ce genre d’affaire ne se reproduira plus.

Si vous êtes confrontés à ce genre de situation, parlez nous en !