MOTION des élus CGT-FSU et SNPTES-UNSA au Comité Technique de l’UVSQ en séance du 13 mai 2013 contre les mesures de restrictions budgétaires

 Les représentants des organisations syndicales, informés comme l’ensemble des personnels par un message de Jean-Luc Vayssière, président de l’UVSQ, de l’ampleur du déficit (5,5 millions d’euros) contestent avec vigueur l’imposition de mesures de restrictions budgétaires, en ce qu’elles portent directement atteinte aux conditions de travail et d’études des personnels et des étudiants. Notamment, les «demandes » faites aux composantes de réduire de 10% les coûts des maquettes d’enseignement, la réduction  du nombre de contrats doctoraux,  la réduction des crédits alloués à l’entretien du patrimoine et à sa sécurité, le renoncement au Plan Réussite en licence, etc… ne pourront que gravement entacher le bon fonctionnement du service public d’enseignement et de recherche à l’UVSQ.

  Le déficit actuel est pour une part la conséquence directe de la LRU et des RCE qui ont placé les universités dans une situation d’asphyxie financière et de pénurie, autant de réformes qui ont été systématiquement soutenues et défendues par la direction de notre université, et ce malgré les mises en garde répétées et l’opposition des organisations syndicales. Mais dans ce cadre, des choix récents ont sans doute aussi contribué à la situation actuelle, comme par exemple l’usage inconsidéré des PPP, les projets créés et aussi vite abandonnés comme le Pres Cergy, la démultiplication anarchique des instituts et des fondations.

  Nous demandons solennellement à ce qu’une mise à plat de la situation financière de l’université soit réalisée et rendue publique dans les plus brefs délais afin de connaître les origines précises et l’ampleur exacte du déficit et comptons sur l’engagement de notre président de sauvegarder l’emploi dans notre établissement.

  Les élus CGT-FSU et SNPTES-UNSA du CT de l’UVSQ

Il faut que ça change !

A la rentrée universitaire, nos nouveaux cours, notre calendrier ou la date des premiers examens ne sont pas nos seules préoccupations. Après avoir payé les frais d’inscription, la sécurité sociale, la caution pour le logement et les fournitures, notre porte monnaie est déjà bien vide… et ce n’est que le début. L’enquête annuelle de l’UNEF sur le coût de la vie étudiante a ainsi révélé que le coût d’une année d’étude va augmenter de 3,7%. L’alimentation, le loyer, les vêtements, le téléphone, la connexion internet sont autant de dépenses mensuelles indispensables qui nous coûtent de plus en plus cher.

Comment dépenser autant chaque mois lorsque seulement 20% d’entre nous sont boursiers et que les bourses ne dépassent pas les 460 euros ? Pour répondre à ce problème, l’UNEF s’est saisie dès cet été du changement de pouvoir politique afin que des mesures immédiates soient prises pour les boursiers. Ainsi, nous avons obtenu du nouveau gouvernement une revalorisation des bourses de 2,1%. Forts de cette avancée, c’est maintenant qu’il faut aller plus loin en changeant ce système d’aides sociales injuste qui exclut 80% des étudiants. La première des batailles est d’imposer que les élections étudiantes du CROUS au mois de novembre débouchent sur des négociations sociales. Pour cela nous devons nous faire entendre. L’UNEF lance dès cette rentrée une pétition nationale pour la mise en œuvre d’un plan d’action sociale étudiant. Ce que nous demandons, c’est une réforme du système de bourse pour que les étudiants aidés soient plus nombreux et ne soient plus obligés de faire des petits boulots pour financer leurs études.

Le coût de la vie étudiante en augmentation !

Cette année, les étudiants voient leurs dépenses augmenter deux fois plus vite que le reste de la population (+3,7% contre 1,9%, selon l’INSEE). Concrètement être étudiant, c’est devoir payer 393 euros pour une simple inscription à l’université, 496 euros par an pour manger au restaurant universitaire et entre 250 et 400 euros pour son titre de transports. A cela s’ajoutent les frais les plus lourds : le logement qui peut aller jusqu’à 700 euros selon le lieu de vie et les produits de première nécessité (alimentation, vêtements…) dont le coût dépasse les 300 euros par mois. Au total, la facture peut rapidement s’élever à plus de 1000 euros par mois. Et qui nous aide à subvenir à nos besoins ?

Face aux galères, 3 choix s’offrent à nous :

Compter sur l’argent de nos parents
Pourtant, l’augmentation du coût des études et la crise économique ont rendu plus difficile pour nos familles de prendre en charge nos dépenses étudiantes. De plus, dépendre financièrement de nos parents implique souvent des contraintes dans nos choix de vie (vivre en couple ou non, orientation sexuelle…) ou d’études.

Dépendre de petits boulots au détriment de nos études
Faute de pouvoir compter sur le système d’aide sociale, beaucoup d’entre nous sont contraints de travailler à côté de leurs études. Le salariat étudiant est pourtant la première cause d’échec à l’université. Les heures travaillées sont des heures qui nous manquent pour aller en cours, réviser ou effectuer un devoir.

Pire encore, renoncer aux études
Moins d’un jeune sur deux accède ainsi à l’université et moins de 40% des jeunes arrivent jusqu’au diplôme. La première raison est le coût des études et la difficulté de cumuler salariat étudiant et études.

Il faut que ça change !

Faire des études, obtenir un diplôme, est devenu une nécessité absolue pour réussir son insertion professionnelle. Il n’est pas normal que des étudiants en soient privés parce qu’ils n’ont pas assez d’argent.

Une exigence, l’allocation d’autonomie !

L’UNEF défend l’idée que chaque jeune, quelque soit son origine sociale, puisse se consacrer entièrement à ses études et à l’acquisition d’un diplôme de qualité. Ce droit aux études ne pourra être garanti que par une allocation d’autonomie, accessible à chaque jeune, et suffisante pour couvrir ses besoins.

Une première étape, changer les bourses et faciliter l’accès au logement !

Il est urgent de mettre fin au plus vite aux principales injustices que subissent les étudiants. D’abord l’Etat doit arrêter de favoriser les familles les plus riches pas des exonérations d’impôt ( appelées demi-part fiscale ) et reverser cet argent directement dans les bourses. L’UNEF revendique ainsi le changement du système de bourse ( pour qu’il soit accessible à un plus grand nombre d’étudiants, notamment les étudiants indépendants ), l’augmentation du montant des bourses et la construction de nouveaux logements du CROUS.

Une méthode, se rassembler pour se faire entendre !

Plus nous serons nombreux plus notre message sera fort. L’UNEF lance une pétition nationale pour l’amélioration de nos conditions de vie. C’est le premier pas pour l’ouverture de négociations avec le gouvernement. Ces négociations devront intervenir après les élections des représentants étudiants au CROUS. Nous devrons donc également être nombreux à porter le projet social de l’UNEF lors de ces élections, qui seront observées attentivement par le gouvernement.

Le coût de la vie étudiante en augmentation de 3,7% pour l’année 2012-2013

Pour la 8ème année consécutive l’UNEF publie son enquête sur le coût d’une année universitaire. Avec un coût de la vie en augmentation de 3,7% pour l’année 2012-2013, les étudiants s’appauvrissent deux fois plus vite que le reste de la population.

L’indice du coût de la vie étudiante est tiré vers le haut par l’explosion du coût des loyers dans le parc locatif privé (+10,8% à Paris et +2,3% en région) ainsi que par la flambée des prix des produits de première nécessité (+3,2 pour les denrées alimentaires, +4% pour les vêtements). A ces augmentations s’ajoute la hausse de 1,9% des frais obligatoires décidée cet été par le gouvernement.

Les étudiants, catégorie de la population la moins protégée face à la crise économique.

L’augmentation du coût de la vie se traduit inévitablement par une dégradation des conditions de vie des étudiants. En effet, 80% d’entre eux n’ont pas accès à une bourse mensuelle et ne bénéficient ainsi d’aucun mécanisme de solidarité pour financer leurs études.

L’absence de système de protection sociale d’envergure met aussi les familles dans une situation difficile. Ainsi un foyer au salaire médian devra dépenser près du tiers de son budget mensuel pour financer les études de son enfant.

Le salariat étudiant est devenu la première source de financement des études.

73% des étudiants déclarent exercer une activité salariée (toutes activités confondues) pour financer leurs études. En 2006, ils étaient 48%. L’enquête de l’UNEF pour l’année 2012-2013 révèle que le salariat est devenu de loin la première source de financement des études supérieur : 50% du budget d’un étudiant non boursier est couvert par son activité salariée. Or, selon l’INSEE, le salariat étudiant multiplie par deux les risques d’échec universitaire.

Le président de la République doit faire beaucoup mieux !

La jeunesse a été déclarée grande priorité du quinquennat de François Hollande. Force est de constater qu’elle n’a pas été la priorité de ses 100 premiers jours de mandat. La revalorisation de 2,1% des bourses accordée aux étudiants cet été aura permis de soulager 20% d’entre eux d’une somme de 30 à 96 euros par an. Mais les mesures à la marge ne peuvent suffire à inverser la tendance à la paupérisation des étudiants. L’UNEF rappelle au président de la République son engagement de mettre en place une allocation d’autonomie d’ici la fin du quinquennat.

Un plan d’action sociale étudiant maintenant.

Il n’est pas normal que les jeunes sacrifient leurs études et leur accès au diplôme parce que l’Etat fait des économies. L’UNEF appelle à un nouveau Plan Social Etudiant (le dernier remonte au gouvernement Jospin avec une revalorisation de 25% des aides sociales) avant la fin de l’année 2012 et dont les principales mesures seraient :
• Le gel des frais obligatoires (frais d’inscription, ticket de restauration, cotisation à la sécurité sociale). Coût estimé 24,4 millions d’euros.
• La création immédiate de 100 000 allocations d’un montant équivalent à la bourse la plus élevée pour les étudiants en situation d’indépendance. Coût estimé 460 millions d’euros.
• La revalorisation de 65% des bourses pour atteindre un montant maximal de 760 euros de bourse par mois (aujourd’hui c’est 469 euros par mois). Coût estimé 1 milliard d’euros.
• L’augmentation de 20% des APL. Coût estimé 800 millions d‘euros.
• La construction de 40 000 logements du CROUS sur l’ensemble du quinquennat.

Ce Plan social étudiant doit poser les bases d’une allocation d’autonomie d’ici à la fin du quinquennat. Il peut être financé en grande partie par un redéploiement de la demi part fiscale dans le système de bourses étudiantes. Ces exonérations d’impôt qui bénéficient le plus les foyers les plus riches représentent en effet une masse financière de 1,2 milliards d’euros par an.