Budget de l’UVSQ : Silence Radio !

Lors du conseil d’administration du 14 février, le budget de l’UVSQ a été retoqué par le rectorat, puisqu’il était présenté en déséquilibre. Cette démarche était incontournable dans la mesure où de nouvelles restrictions budgétaires seraient insoutenables pour la qualité des enseignements et des conditions d’études. Il était donc nécessaire de présenter un budget déséquilibré. Malgré ce geste politique fort de l’UVSQ, le ministère n’a toujours pas annoncé le versement d’une dotation supplémentaire.

A l’issu de ce conseil d’administration, le rectorat a annoncé qu’il arrêterait un budget pour l’université le 1er mars. Or, nous sommes le 11 mars et toute la communauté universitaire est encore dans l’attente. Nous n’avons aucune information de la part de la direction de l’université, qui ne semble elle-même n’avoir aucune information de la part du ministère. Pour se rassurer quant à leur avenir, étudiant et personnel n’ont que des rumeurs sur lesquelles s’appuyer.

La situation catastrophique de l’UVSQ est connue depuis le mois de novembre et pourtant le ministère ne s’est toujours pas prononcé sur un budget définitif pour l’université, tiraillé entre le risque politique d’octroyer une rallonge et celui de sacrifier les formations au nom d’un équilibre budgétaire. De son côté, la direction de l’UVSQ dénonce le sous-financement de l’état tout en continuant ses mesures de restrictions budgétaires, se coupant ainsi de tout dialogue avec l’intersyndicale.

Nous sommes le 11 mars et l’université n’a toujours pas de budget ! Il est temps de cesser le conflit sans fin entre le ministère et la direction de l’université. Nous exigeons :

–          Que l’état assume ses responsabilités et finance l’UVSQ à hauteur de ses besoins (une rallonge de 11M€).

–          Que ces moyens soient fléchés vers les formations, pour éviter que les errements budgétaires de la présidence de l’université se reproduisent.

–          Que la direction cesse toute politique de restriction budgétaire et se joigne à l’intersyndicale pour dénoncer le manque de moyens alloués à l’UVSQ

Pour finir, il est essentiel que les principaux acteurs concernés, étudiants et personnels de l’université, soient intégrés au « dialogue » qui a actuellement lieu uniquement entre le ministère et la direction de l’université. Pour ce faire, nous exigeons :

–         Que les représentants de l’intersyndicale soient reçus par le ministère.

–         Que la direction de l’université informe les usagers et le personnel de l’UVSQ sur les avancements de la situation.

Sébastien Ramage – Président de l’UNEF UVSQ
Contact presse : 06 77 93 50 66

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’UNEF VSQ 14/02/2014

Le Conseil d’Administration de l’UVSQ s’est aujourd’hui réuni aux conseils centraux à Versailles pour voter le budget 2014. L’intersyndicale s’est mobilisée devant ce CA aux côtés de 150 étudiants et personnels de l’UVSQ pour s’opposer aux restrictions budgétaires qui leurs sont imposées depuis 2 ans maintenant.

Le ministère de l’ESR a refusé tout compromis avec la présidence de l’université en ce qui concerne l’augmentation de la dotation globale de financement de l’UVSQ. Malgré les lourdes conséquences en terme de conditions d’études qu’entraînait le précédent plan de retour à l’équilibre, le ministère exige désormais un plan de restrictions supplémentaire de 7 millions d’euros. Ces nouvelles restrictions auront un impact gravissime sur nos conditions d’études et sur l’offre de formations de l’université. En effet, de telles économies rendraient difficile voire impossible le maintien de certains masters, et pourraient mener à la mise en place de capacités d’accueil restreintes en licence. La qualité des formations sera elle aussi impactée, comme avec le précédent PRE, nous devons nous attendre à de nouvelles réductions de volume horaire des formations, des mutualisations de cours, des cours surchargés et à des suppressions d’options.

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Dans la mesure où l’UVSQ n’est pas en capacité de présenter un budget contenant de telles restrictions budgétaires le rectorat imposera désormais son propre budget, qui sera présenté le 1er mars aux administrateurs de l’université.

Ce nouveau plan de retour à l’équilibre ne fera qu’augmenter le taux d’échec déjà alarmant à l’université et limitera l’accès pour tous à un diplôme. Nous appelons donc le gouvernement à réinvestir en urgence dans l’ESR car la situation de l’UVSQ n’est que le précurseur de ce qui risque d’arriver dans de nombreuses universités. Nous rappelons le gouvernement à ses engagements de début de mandat en ce qui concerne la démocratisation de l’ESR et l’accès à un diplôme de qualité pour tous.

Nous exigeons donc :

– une dotation supplémentaire de 11 millions d’euros pour l’UVSQ afin de pouvoir assurer sa mission de service public dans des conditions décentes en réaffectant une part du Crédit Impôt Recherche et des investissements d’avenir aux universités

– un cadrage national des diplômes (contenu, taux d’encadrement, volume horaires) couplé avec un fléchage des budgets pour sanctuariser les formations de 1er cycle.

– que les représentants de l’intersyndicale (UNEF, CGT, SNESUP) soient reçus dans les plus brefs délais par le ministère afin qu’il apporte des réponses concrètes, précises et immédiates aux interrogations des personnels et des étudiants.

Contact Presse

Sebastien Ramage

0677935066

Communiqué de l’intersyndicale CGT, FSU et Unef de l’UVSQ du 20 janvier 2014

 

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Le conseil d’administration de l’UVSQ a voté le 14 janvier 2014 un budget pour 2014 en déséquilibre d’un montant de plus de 7 millions (dont 5 millions en crédits de fonctionnement) par 16 voix pour et 8 voix contre. Le vote d’un budget en déséquilibre n’étant pas autorisé par la loi, le recteur, présent à ce CA, a donc rejeté ce projet de budget primitif pour 2014, a fait ouvrir un budget provisoire afin que l’UVSQ puisse fonctionner en ce début d’année 2014 et a demandé qu’un nouveau budget soit voté dans un délai d’un mois. Soit ce nouveau projet de budget sera présenté à l’équilibre et pourra donc éventuellement être accepté par le recteur, soit il sera de nouveau présenté en déséquilibre, et alors le recteur prendra officiellement la main sur le budget de l’UVSQ pour 2014.

 Faire voter un budget en déséquilibre est un acte politique qui manifeste clairement le fait que la dotation accordée pour 2014 par le ministère ne permet pas de faire fonctionner correctement notre université. Le montant de 7 millions du déséquilibre proposé est également un message important. Le projet de budget primitif proposé intègre les mesures d’économie drastiques prévues par le plan de retour à l’équilibre pour l’année 2014 (d’un montant de 4 millions), bien plus importantes que celles déjà réalisées en 2013 (gel des emplois, économie budgétaire massive demandée aux services et aux UFR, mise en cause de certaines formations, etc..). Autrement dit, il manque en réalité de l’ordre de 10 à 11 millions d’euros à l’UVSQ pour fonctionner correctement en 2014[1].

 La situation budgétaire à l’UVSQ et ailleurs

 Le recteur s’est voulu rassurant lors du conseil d’administration en rappelant que l’État n’abandonnait pas l’UVSQ. Pour autant, chacun a pu mesurer à quel point le ministère campe sur ses positions concernant l’UVSQ et plus largement l’ensemble des universités. Son analyse est simple : l’UVSQ est en difficulté à cause d’erreurs de gestion passées, le budget pour l’enseignement supérieur ne peut être augmenté en 2014, il faudra donc faire avec ce que l’on a. Cette analyse ne peut tenir pour les raisons suivantes :

–       L’UVSQ n’est pas le seul établissement en difficulté. Plusieurs autres universités ont voté des budgets en déficit, et celles qui ont des budgets en équilibre en sont passées par des mesures d’économies drastiques (gels des emplois, passages des heures de CM en TD, fermeture de formations, etc…) et/ou en puisant dans leur fond de roulement (donc en épuisant leurs réserves, comme l’UVSQ l’a fait ces dernières années…).L’UVSQ n’est que l’exemple le plus  avancé d’un phénomène massif et concerté d’appauvrissement des universités. Les erreurs de gestion passées de l’UVSQ (pour lesquelles nous continuons à demander que toute la lumière soit faite par la direction de l’université et par le ministère, sur la base de documents écrits et chiffrés) ne font ainsi que s’ajouter à la situation générale catastrophique des universités.

–       La Ministre nous explique sur tous les tons que le budget de l’ESR est « préservé » et qu’il n’est pas possible d’aller plus loin. C’est là que réside la cause essentielle de nos maux. Le gouvernement a en effet fait le choix en 2014 de poursuivre sa politique et d’augmenter le montant du crédit impôt recherche (CIR). Ce dispositif a coûté plus de 4 milliards au budget de l’État 2013, et devrait en coûter au moins 6 milliards en 2014. Or, le CIR a déjà été critiqué par de nombreux observateurs pour son inefficacité. Ce premier point devrait déjà donner à réfléchir. Mais il faut aussi bien avoir en tête les sommes en jeu. Il manque 10 millions à l’UVSQ, et de l’ordre de 300 millions à l’ensemble des universités françaises pour qu’elles puissent continuer à fonctionner correctement en 2014. Il suffit donc de ré-orienter 5 % du montant du CIR vers les universités pour résoudre les difficultés budgétaires. Voici la source essentielle du scandale, voici le mensonge de la ministre : l’appauvrissement des universités en général et la situation budgétaire grave dans laquelle se trouve l’UVSQ résultent bien d’un choix politique.

 L’irresponsabilité de Madame la Ministre

 Le budget présenté lors du dernier CA en janvier 2014 est en tout point identique à celui qui était prévu en décembre 2013. La situation budgétaire n’a pas évolué depuis maintenant deux mois, elle est donc connue de tous et tout particulièrement du ministère. Pour autant, aucun élément nouveau n’a été apporté. Le recteur a demandé que de nouvelles mesures d’économie soient programmées dans le prochain projet de budget 2014 qui sera présenté dans un mois, et a indiqué qu’en échange nous aurons un accompagnement de l’État pour arriver à présenter un budget en équilibre, mais sans la moindre précision ni sur son montant ni sur les modalités techniques de sa mise en œuvre. De qui se moque-t-on ? Comment peut-on croire que le ministère n’a pas déjà fait ses choix pour l’UVSQ ? Que fait-il donc depuis maintenant deux mois ? Comment peut-on accepter de laisser dans une telle incertitude les personnels et les étudiants de l’UVSQ ?

Chacun sait qu’il faudra plusieurs années pour que l’UVSQ retrouve un semblant de situation budgétaire correcte, et que cela devra passer par l’engagement de l’État. Le suspense savamment entretenu par le ministère n’a donc en réalité qu’un double objectif : forcer la direction de l’UVSQ à poursuivre encore et encore une politique d’austérité radicale d’une part, et d’autre part  retarder au maximum le moment où il faudra se résoudre à aider financièrement l’université, et le faire ainsi le plus discrètement possible pour ne pas que les autres universités en difficulté en appellent à leur tour à l’État. Jouer la montre est donc la seule solution trouvée par la Ministre pour ne pas que la situation explosive des universités et de l’UVSQ en particulier ne lui saute à la figure.

Cette politique est irresponsable. D’abord parce qu’elle prolonge l’angoisse des étudiants, de leurs familles et des personnels de l’UVSQ : la démotivation et l’inquiétude des personnels et des étudiants sont palpables en ce début d’année. Ensuite parce que cette politique risque à plus long terme de miner la confiance et l’engagement des personnels de l’UVSQ, et causer ainsi des dommages très lourds pour notre université, qu’il sera ensuite bien difficile de corriger.

 Une adresse solennelle à Madame la Ministre

 Madame la Ministre, la situation est trop grave. Vous ne pouvez plus continuer à vous cacher derrière des communiqués qui se veulent rassurants mais dans lesquels vous n’avancez aucun élément concret pour l’UVSQ et pour l’ensemble des universités. Vous ne pouvez plus continuer à déserter les instances nationales (CNESER, CTU) et à ne pas répondre à nos demandes répétées d’entrevue. Nous voulons que vous vous expliquiez sur la situation et que vous apportiez des réponses concrètes.

Pour notre part, nous continuons d’exiger :

– que la Ministre respecte ses engagements en matière d’aide financière à l’UVSQ et que cesse ainsi cette situation intolérable d’incertitude budgétaire.

– que nos représentants soient reçus dans les plus bref délais par le ministère afin qu’il apporte des réponses concrètes, précises et immédiates aux interrogations des personnels et des étudiants.

– que la direction de l’UVSQ apporte les éléments clairs et argumentés pour que le bilan de la période entamée depuis le passage aux RCE puisse être mené : communication des réponses apportées à la Cour des Comptes, communication des contrats des deux PPP aux administrateurs, mais aussi une analyse du coût et au-delà du rôle dans les orientations politiques de l’établissement des fondations et partenariats divers. Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons  envisager les perspectives d’avenir pour notre établissement.

– la mise en place d’un collectif budgétaire pour 2014 et la remise en cause du Crédit Impôt Recherche afin de dégager des ressources immédiates pour les universités en 2014, et permettre ainsi de doter les établissements d’enseignement supérieur selon leurs besoins réels leur permettant d’assurer leurs missions de service public.

– un cadrage national des diplômes (contenu, taux d’encadrement, volume horaires) couplé avec un fléchage des budgets pour sanctuariser les formations de 1er cycle.

– que la Ministre tire toutes les leçons de la situation présente – à l’UVSQ et dans l’ensemble de l’enseignement supérieur – et qu’elle y remédie par des réformes de structure que sont la ré-étatisation de la masse salariale et la fin des Responsabilités et Compétences Élargies.

 

Continuons la mobilisation et rassemblons-nous dès cette semaine dans des assemblées générales  afin d’organiser la mobilisation des étudiants et des personnels de l’UVSQ.

–        à l’UFR de Sciences sociales le jeudi 23 janvier

–        à l’UFR de Sciences le mardi 28 janvier

–        à Vélizy le lundi 27 janvier.

 


[1] C’est la raison  pour laquelle nos élus ont voté contre ce projet de budget : il n’était pas suffisamment en déséquilibre. A cela s’ajoute le fait que la présentation du projet de budget lors du CA ne permettait en aucune façon de comprendre où étaient réellement prévues les mesures d’économie pour 2014.

L’UNEF refuse un budget insuffisant pour assurer de bonnes conditions de travail et la réussite des étudiants et s’inquiète de la situation financière de l’Université de Versailles Saint Quentin

L’UNEF refuse un budget insuffisant pour assurer de bonnes conditions de travail et la réussite des étudiants et s’inquiète de la situation financière de l’Université de Versailles Saint Quentin !

La dotation ministérielle annoncée le 16 décembre 2013 étant largement insuffisante pour permettre à l’université de remplir sa mission de service public, l’intersyndicale, CGT, SNESUP, UNEF a empêché la tenue du Conseil d’Administration de l’UVSQ du 17 décembre. Environ 150 étudiants et personnels étaient présents pour interpeller Mr Vayssière sur l’opacité du budget primitif, sur les conséquences désastreuses de celui-ci, et sur la nécessité d’assumer un budget en déséquilibre sans restrictions budgétaires.

L’UNEF a dénoncé une Dotation globale de fonctionnement en augmentation de seulement 1,24% pour combler un déficit qui s’élève à plus de 7 millions d’euros, une augmentation des charges que l’université doit assumer depuis le passage à l’autonomie et des choix contestables de la direction qui est davantage attachée à la réputation d’une poignée de formations et de laboratoires qu’à la réussite de l’ensemble des étudiants.

L’UNEF dénonce un double-jeu de la part de la direction qui, d’une part assume le vote d’un budget en déséquilibre, et d’autre part inflige des coupes budgétaires de près de 5 millions d’euros pour la formation et de 2 millions d’euros pour la rémunération des personnels de l’université.

Par cette action, l’UNEF a interpellée la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche ainsi que la direction de l’université et exige:

  • L’intégralité des moyens nécessaires pour le maintien et l’amélioration des services rendus par l’UVSQ en matière d’enseignement supérieur et de recherche sans réduction de l’offre de formation, ni de sa qualité, ni réduction de personnel, ni augmentation des frais d’inscription.
  • La garantie des conditions d’emploi et de rémunération des personnels par la ré- étatisation des traitements des fonctionnaires et des salaires des contractuels.
  • La mise en place d’un cadre national des formations et d’un fléchage des moyens vers les premiers cycles.
  • La création en positif des 1000 emplois répartis entre les différentes universités et que les 18 postes alloués à l’UVSQ soient réellement pourvus.
  • L’augmentation de la DGF pour les établissements d’enseignement supérieur.

En outre, l’UNEF est choquée par la proposition de la présidence de fermeture de l’université et refuse toute hypothèse de fermeture en février sous peine de mettre en difficulté les étudiants par une formation incomplète.

Lien PDF -> CP 18/12/13

Sébastien Ramage – Président de l’UNEF Versailles-Saint Quentin en Yvelines

06 77 93 50 66

Reportage Yvelines Première – Interview de Jean-Luc Vayssière et Hugues Hiron

Daté du 21 novembre 2013:
L’université de Versailles – St-Quentin en Yvelines (UVSQ) est proche de la cessation de paiement. Le Président de l’université, Jean-Luc VAYSSIERE s’est exprimé ce mercredi. Un plan de réduction des dépenses de 7 millions d’euros sur les trois ans est annoncé. Reportage sur place et réaction du syndicat étudiant l’UNEF Versailles St-Quentin qui dénonce une mauvaise gestion des finances de l’UVSQ :

Interview de JLV et Hugues Hiron